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Fin du monde dans trois minutes ? Balivernes

Ne vous faites pas avoir: l’Apocalypse n’est pas pour bientôt. C’est pourtant ce qu’annonce l’horloge virtuelle Doomsday Clock. Une horloge inventée suite à l’utilisation des premières bombes atomiques, pour évaluer le degré de danger du monde pour l’humanité. Pascal Gavillet fait un résumé de l'info aujourd’hui sur son blog.

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Cette horloge est utilisée par une association composée de nombreux prix Nobel. Ils l’avancent ou la reculent selon l’état du monde tel qu’ils l’évaluent. Et ça craint. Nous en serions en effet à 23 heures 57, soit trois minutes avant la fin du monde! Rien que ça.


Les Nobel, prenant la posture de nouveaux messies annonciateurs de catastrophes éventuelles, tiennent compte de la situation climatique et de la prolifération nucléaire pour rapprocher l’aiguille de minuit. Ils jugent «très élevée la probabilité de catastrophe planétaire à moins que des mesures ne soient prises rapidement».

 

Le symbole de l’horloge est bien trouvé. Il fait peur: les comptes à rebours ont quelque chose d’inexorable. Et les 18 prix Nobel de cette association ont décidé de foutre la trouille aux humains. Sur quoi tiennent leurs prévisions? Pourquoi 23 heures 57? Cela n’a strictement aucune valeur quantitative ou prévisionnelle. Ce n’est qu’un truc mental, une figure simpliste et vite captée, une information virale.

 

D’une part en ce qui concerne le réchauffement climatique, je l’ai déjà dit: quelle que soit la prévalence de son origine, je ne m’incline pas devant la conclusion politique du Giec. Ceux qui veulent faire revenir le climat en arrière sont des passéiste. Ils n’acceptent pas l’évolution naturelle ou humaine. Nous devons prévoir de vivre avec un climat plus chaud, y trouver des avantages et nous y préparer.

 

Nous devons aussi accepter l’idée que nous ne savons pas tout du climat et que vouloir prédire l’avenir est de la divination, pas de la science. Cessons de croire, dans ce remugle de désir de toute-puissance, que nous pouvons modifier radicalement la grande machine planétaire. 

 


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Trois minutes avant l’Apocalypse? Rien n’est moins sûr. Le climat a beaucoup changé ces sept derniers millions d’année, soit depuis l’apparition des homininés. Des changements autrement plus catastrophiques que celui qu’on nous prédit. Or l’espèce humaine a continué à proliférer, comme les autres espèces. Le changement climatique n’est pas une catastrophe, c’est un changement auquel nous devons nous adapter. La catastrophe, c’est le conservatisme climatique où l’on voudrait nous enfermer, c’est l’urgence utilisée comme moyen de contrainte sur les Etats et les individus.

 

Le vivant a survécu à des catastrophes inouïes. Actuellement certains coraux montrent une adaptation étonnante à l’acidification et au réchauffement des océans. Des espèces disparaîtront, d’autres croîtront. Qui sommes-nous pour prétendre que notre seule action détruirait la planète, et de manière irréversible? Quelle arrogance, quelle folie dans cette pensée alimentée par les nouveaux dieux du monde: les scientifiques. 

 

Avant de cultiver la peur et d’amplifier la souffrance du monde, qu’ils nous donnent une quantification précise de tous les critères des risques qui remplissent ces 23 heures 57 minutes. Car si l’aiguille a varié de si peu depuis la création de l’horloge en 1947, cela signifie que les changements liés au climat et au risque nucléaire représentent seulement quelques minutes sur les 24 heures disponibles. Il n’y a peut-être aucune quantification possible. Il est probable que ces prix Nobel aient validé les dernières minutes pour impressionner le monde mais que cela n’ait aucune signification particulière.

 

Encore trois minutes avant 24 heures? Marre d’attendre. Vivement minuit: une nouvelle journée pourra enfin commencer!

 

 

Catégories : Environnement-Climat 11 commentaires

Commentaires

  • Vous utilisez votre ordinateur et ça marche. C'est grâce aux sciences et techniques que l'on vous a offert. Pour le reste, vous ne pouvez qu'accepter ce que l'on vous dit au travers du GIEC, par exemple... Il n'y a pas d'arrogance dans la Science, elle n'existe que dans l'utilisation plus ou moins consciente que vous en faites. Le jour où l'on définit qu'il vous faut abandonner tel ou tel fruit de la science, on ne demandera pas votre avis.

  • John il y a belle lurette qu'on ne prend plus au premier degré tout ce qui est écrit dans les médias sinon les hôpitaux psy ne désempliraient jamais
    Les TJ ou Témoins de Jéhova ont bâti leur paradis privé sur ce mensonge
    Internet était leur seule planche de Salut puisque les immeubles fermés ne permettent plus à leurs membres de venir nous empoisonner l'existence avec leur fin du monde qu'ils attendent tous avec impatience
    Beaucoup n'ayant pas compris qu'une fin du monde survient à chaque changement de saison ou dès qu'on s'endort pour la nuit /Indiens) voire même à chaque Nouvel An
    D'ailleurs Guy Béart en avait fait une super chanson,le Grand Chambardemnt!n'est -ce pas Einstein qui a dit,apprenez à relativiser surtout quand on sait qu'en astro un an équivaut à 1 degré et que grâce aux Socialistes on peut basculer en cinq secondes dans l'enfer des menteries cachées derrière de nouveaux termes
    C'est à croire que voyant les portes se fermer au nez des Jéhova et des infos de moins en moins écoutées lors des TJ les Socialistes ont décidé de remplacer les catastrophistes en tous genres
    Mais ou on applaudi c'est d'entendre leurs plaintes en fin de mandat , ils sont parmi les premiers à se critiquer d'imbéciles et lors de leurs achats en grande surface .C'est le seul instant ou ils prennent vraiment en compte ce qu'ils font endurer à d'autres et pour eux sonne alors une vrai fin du monde ,celui des utopistes !
    Très belle nouvelle journée pour Vous

  • Je n'arrive vraiment pas à comprendre comment vous faites pour continuer de confondre fin du monde et fin de l'humanité. Cela rend toute discussion totalement impossible...
    Toujours cette suprématie des lettreux sur le monde des médias : la race humaine, sauver la planète, antisémitisme des arabes, pédophilie au lieu de pédérastie, etc, etc. Tout est fait pour obscurcir le débat. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et ce qui est mal énoncé prouve une conception erronée...

  • Géo, je reprends le titre de l'info donné par une partie de la presse.

    Pour les humains, fin de l'humanité = fin du monde. Mais sera-ce même la fin de l'humanité? J'en doute, quand je vois ce que cette humanité a déjà traversé, dont des glaciations, les supervolcans et les hivers qu'ils ont provoqué. Elle a dépassé déjà diverses crises majeures et elle est toujours là, partout.

  • @ ppc:

    les fruits de la technologie comme les ordinateurs, c'est très différent d'une prévision climatique sur plusieurs siècles.

  • Fin du monde, fin de l'humanité...

    Quelques-uns d'entre-nous, sommes «biologiquement» à la fin de l'après-midi, après l'apéro, après le 20 heures de Tf1, au soir de notre vie... C'est ainsi.

    Donc, tous ceux qui viennent faire des graphiques, des projections, des estimations sur la pérennité de l'UBS, de l'Antarctique ou des gastéropodes, on s'en tape finalement.

    Tout ce que je sais, c'est que mes Bordeaux 2005 seront bus bien avant qu'ils ne deviennent imbuvables.

  • La fin du monde ? Pas de soucis car il existe une religion qui a 500 ans de retard alors convertissez-vous !!!

  • "cette humanité a déjà traversé, dont des glaciations, les supervolcans et les hivers qu'ils ont provoqué."
    Certes, mais ces gens étaient en phase avec leur environnement. On fait vivre aujourd'hui des nouveaux-nés de quelques centaines de grammes. L'homme se détache de plus en plus de son environnement naturel et s'il devait s'y confronter, cela va être dur. Imaginez un groupe d'employés de commerce lausannois lâchés dans un environnement forcément hostile, puisqu'ils se retrouvent seuls, sans nourriture, sans eau, sans médicaments et sans énergie.
    Alors que ce qu'ils savent faire, c'est faire joujou avec leurs ordis.
    Les Africains de la brousse seront peut-être les survivants, mais si le problème c'est un truc du genre Ebola amélioré, je ne vois pas comment ils pourraient y survivre. Vous n'avez qu'à imaginer ce qui se serait passé si personne n'était intervenu en Afrique...

    Sur le scénario, vous n'avez qu'à penser aux accidents d'avion. Un seul problème, cela arrive souvent. (Heureusement qu'on ne nous le dit pas...). Mais si un second problème surgit alors que l'équipage tente de résoudre le premier, cela commence à devenir très ennuyeux. Si un troisième surgit, ce n'est plus gérable.
    Pour la planète, idem. Un volcan, des années d’albédo surmultiplié, des famines qui se déclarent un peu partout et puis des épidémies. Et plus d'énergie, plus de pétrole facile. Les morts s'accélèrent et désorganisent tout toujours plus vite. Les lois qui régissent l'environnement sont toutes des lois en exponentielle, les optimistes ont toujours tendance à l'oublier...
    Et une loi est linéaire : TOUT a une naissance, une vie et une fin. L'espèce humaine y échapperait ?

    Très bonne soirée...

  • Oui, d'accord avec votre conclusion. Mais je n'ai pas le sentiment que nous soyons condamnés à disparaître d'ici 1'000 ans, par exemple. L'espèce humaine a toujours fait preuve d'une grande intelligence et ne va pas se détruire.

    La disparition viendrait à mon avis plus d'un phénomène extérieur puissant, météorite, hoquet de la Terre par un supervolcan, épidémie. Il faut voir ce que la technologie produira pour parer à ces dangers. Et d'ici peut-être 10'000 ans il devrait se produire une nouvelle glaciation... Peut-être notre nombre devra-t-il diminuer et inventer de nouveaux modes d'organisation.

    Idéaliste, oui, probablement encore...

  • http://cdn.phys.org/newman/gfx/news/hires/2015/newplanetary.jpg

    http://www.stockholmresilience.org/21/research/research-programmes/planetary-boundaries/planetary-boundaries-data.html

  • "Mais je n'ai pas le sentiment que nous soyons condamnés à disparaître d'ici 1'000 ans, par exemple"
    Le choix ne sera pas entre les mains de l'humanité, de toute façon...

    "Peut-être notre nombre devra-t-il diminuer et inventer de nouveaux modes d'organisation." Là est la question. Et il y a des millions d'armes en circulation...

    "L'espèce humaine a toujours fait preuve d'une grande intelligence et ne va pas se détruire." Vous confondez l'espèce et l'individu. Entre les deux, il y a la politique...
    Vous vous rendez compte de ce qu'ont fait les Allemands de 1933 à 1945 ? vous croyez qu'on est meilleur que les Allemands ?

    C.G Jung, 1945, Aspects du drame contemporain
    (Article paru dans la « Neue Schweizer Rundschau »)

    « Les événements qui se sont déroulés en Allemagne et la dévastation morale de toute une génération d’un peuple qui compte 80 millions d’habitants constituent pour tout Européen un rude coup. On pouvait jadis reléguer de telles horreurs dans la lointaine Asie… Qu’un membre de la famille culturelle européenne ait pu en arriver aux camps de concentration, jette sur tous les autres une lumière troublante. Car enfin, qui sommes –nous pour nous imaginer qu’une chose pareille soit absolument impossible chez nous ? Multiplions pour un instant la population suisse par vingt, et nous voilà 80 millions d’âmes. Du même coup, l’intelligence de notre opinion publique et notre morale civique s’en trouveraient divisées d’autant, en raison de l’influence catastrophique qu’a, au point de vue spirituel et moral, toute accumulation grégaire, toute agglutination en masses.

    Cela est la base même des crimes collectifs, et il ne faut rien moins qu'un miracle qu'il ne s'en produise point. Croyons-nous sérieusement que nous en aurions été préservés, nous qui avons parmi nous bon nombre de traîtres et de psychopathes politiques ?
    Avec horreur nous avons pris conscience de tout ce dont l'homme est capable et de ce dont nous aurions été capables aussi. Depuis lors, un affreux doute en l'humanité nous tenaille, en cette humanité dont nous sommes faits et dont nous sommes une parcelle. Certes pareille dégénérescence suppose la réalisation de certaines conditions préalables, dont la principale est l'accumulation de masses citadines, industrialisées, c'est-à-dire occupées à des travaux spécialisés et monotones, masses humaines déracinées qui ont perdu les instincts les plus sains, jusqu'à l'instinct de conservation.

    En effet, dans la mesure où l'on attend de l'Etat protection et sollicitude, l'instinct de conservation se perd, ce qui est un symptôme alarmant. Tout attendre de l’Etat,cela signifie qu’on attend tout des « autres » au lieu de compter sur soi. Chacun s’appuie sur l’autre, dans un faux sentiment de sécurité. Car pour être dix mille à s’accrocher les uns aux autres, on n’en est pas moins suspendu dans les airs, avec la seule différence que l’on ne ressent plus l’insécurité qui vous entoure. Compter toujours davantage sur la protection de l’Etat n’est pas de bon augure, car cela signifie que le peuple est en train de se transformer en un troupeau de moutons, qui escomptent toujourd que les bergers les conduiront sur de gras pâturages. Mais bientôt la houlette devient règle de fer et les bergers se changent en loups. Ce fut un spectacle pénible que d’assister au soupir de soulagement que poussa l’Allemagne tout entière lorsqu’un psychopathe atteint de la folie des grandeurs lui déclara : « Je prends sur moi l’entière responsabilité ». Quiconque a encore en apanage un instinct de conservation intact sent parfaitement que seul un imposteur peut prétendre vouloir le soulager de toute sa responsabilité. Un homme sain d’esprit songera-t-il à prendre la responsabilité de l’existence d’autrui ? Quiconque promet tout ne tiendra rien, et quiconque promet trop court le danger d’en venir aux expédients pour tenir ses promesses, ce qui le met sur la pente de la catastrophe. L’extension continuelle de la prévoyance étatisante est, certes, en un sens très belle, mais elle donne d’autre part fort à penser, car elle escamote la responsabilité individuelle et produit des caractères infantiles et moutonniers. Elle s’accompagne en outre du danger que les gens irresponsables n’exploitent finalement les hommes capables, comme cela s’est produit en Allemagne sur une vaste échelle. Il faut veiller, coûte que coûte, à ce que soit préservé l’instinct de conservation du citoyen ; car l’homme privé des racines nourricières de ses instincts devient la proie des vents. Il n’est plus qu’un animal malade, démoralisé et dégénéré, et ce n’est qu’à travers une catastrophe qu’il a une chance de recouvrer la santé."

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