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Les garçons

Les garçons sont les garçons. Et qu’on le veuille ou non ils ont quelques spécificités. Dont un sexe différent de celui des filles. Un sexe qui leur assigne paraît-il une toute-puissance.

 

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Mais qui les condamne à l’avance si l’on en croit quelques sites où la généralisation va bon train. Par exemple:

« … nos fils sont et resteront, dans la certitude de la légitime et toute-puissance prépondérance de leur désir et de notre obstination à nous voiler la face en refusant d’admettre que c’est nous qui instillons en eux cette certitude, nos fils sont et resteront de potentiels violeurs ? »

Ou encore:

« Et pourtant. Nos fils sont, et resteront de nos potentiels violeurs, tant que nous contribuerons à en faire de potentiels violeurs, via l’éducation que nous leur donnons, et qui est le parfait reflet de l’éducation que nous donnons à nos filles. »

C’est comme affirmer que les filles ne sont intéressées qu’au porte-monnaie et au statut social des hommes. Je croyais que la généralisation menait au stéréotype et que le stéréotype était une mauvaise chose, l’essence même du racisme. Parler des garçons en général comme de potentiels violeurs, c’est leur assigner à tous une criminalité liée uniquement à leur nature masculine. Certains écrits vont même plus loin en parlant des violeurs:

« On pourrait se dire qu'il s'agit d'erreurs de la nature, de monstres, de fous, de responsabilités individuelles s'il y avait quelques viols par an. Au bout d'un certain nombre, on peut peut-être, péniblement, se dire qu'il y a peut-être des raisons sociales et que peut-être la façon d'élever les garçons en conduit certains, beaucoup, à ne pas respecter le consentement des femmes. »

 

 

garçons,filles,sexualité,consentement,viol,Oh les filles!

On l’a compris, les garçons seraient formatés à être des violeurs à la fois par la nature et par leur éducation. Et la solution serait de les éduquer en tant que garçons afin qu’ils apprennent à respecter le consentement des femmes. Éduquer les hommes: le rêve récurrent de nombreuses femmes. Celles qui sauraient de quoi les hommes sont faits et de quoi ils ont besoin.

Mais peut-on vraiment généraliser quand les viols condamnés en justice (556 en 2014 en Suisse) concernent 0,007% de la population globale? Soit 0,014% des hommes? Où est la dangerosité universelle supposée des hommes?

Nulle part. Étant en moyenne plus forts que les filles, les garçons sont sujets à développer plus d’agressivité que celles-ci, ou du moins de manière plus visible et physique. C’est le cas dans la guerre, les défis entre gars, la défense de sa famille si besoin est. Pour autant la très grande majorité des garçons et des hommes n’attaquent pas les femmes. Ils ne sont pas programmés pour ça.

Garçons et filles sont éduqués au respect de l’autre, par les parents. Et naturellement: par exemple si un enfant subit des contraintes par des camarades, et cela arrive, il apprend combien la contrainte est détestable et nocive. S’il l’a vécue il n’aura pas de raison de l’imposer à d’autres, au contraire.

Cependant l’éducation ne réussit pas tout. Un garçon peut être parfois fin, parfois lourd. Parfois réservé, parfois insistant. J’approuve l’idée que l’on éduque les garçons autrement que les filles, mais pas celle qui criminalise par principe toute insistance de leur part. L'apprentissage des relations les conduira à trouver le juste équilibre entre insistance et réserve. Mais aussi entre oser et ne pas oser, car les garçons dans leur majorité sont loin d’être ces prédateurs sûrs d’eux-mêmes et de leur bon droit!

L’insistance des garçons est parfois mal vécue? Eh bien il faut s’y faire. Il n’y a pas plus de raisons de changer les garçons que de changer les filles. L’apprentissage de l’autre doit tenir compte du réel de chacun, et non de ce que nous voudrions que l’autre soit.

 

 

 

Catégories : Féminisme, Philosophie, société 6 commentaires

Commentaires

  • Les garçons sont les garçons. Oui. Leur sexe est différent de celui des filles. (Quoiqu'il existe des exceptions à cette affirmation.) Pour vous, c'est quoi les spécificités des garçons ?

  • Personnellement, de famille un brin conservatrice, je suis un garçon adulte, et je n'ai jamais été éduqué à affirmer une certaine "puissance" et "domination" au contraire de l'aîné de la famille (et je pense que je suis loin d'être seul dans ce cas).
    Ma sœur de quelques années de plus que moi travaillait déjà dans les champs (par besoin financier)à l'âge de 16 ans avec mon frère, ma mère et mon père. C'était à la fin du siècle dernier. Ce qui n'a pas empêché ma sœur de devenir plus féminine vers 17/18 ans. Donc le coup de l'éducation culturelle qui conditionne les hommes à être dominateur, bosseur et les femmes à la maison, c'est de la connerie d'intellectuels sociologues qui ne maîtrisent absolument pas le sujet anthropologique.
    L'anthropologie est malheureusement récupéré par l'imposture de sociologues (qui sont aux véritables scientifiques ce qu'un joueur de jeux vidéos est au véritable monde) qui n'est que l'interprétation philosophico-idéologico-religieuse de tout un chacun. La véritable science est basée sur l'observation et non l'interprétation suite aux observations qui brouillent justement le chemin à la science.

  • Tartarin
    "Ce qui n'a pas empêché ma sœur de devenir plus féminine vers 17/18 ans"
    Tout à fait mais les sociologues vont vous expliquer que votre soeur est devenue féminine par mimétisme par rapport aux modèles féminins mis en avant dans la société. c'est l'éternelle apposition entre l'inné et l'acquis.

  • Cher hommelibre,

    - « Les garçons ... Dont un sexe différent ... qui ... »
    « ... leur assigne paraît-il une toute-puissance. »

    _UNE_ "toute-puissance" ?

    Généralement, quand on parle de "toute-puissance", on parle de quelque chose qui est _unique_. C'est pas ... une "toute-puissance" parmi d'autres "toute-puissances". C'est _LA_ "toute-puissance".

    D'ailleurs le Larousse dit ...
    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/toute-puissance/78782

    ... " ° Pouvoir, puissance sans bornes, autorité absolue de quelqu'un ou de quelque chose : La toute-puissance de l'argent."
    ... " ° Puissance infinie de Dieu."

    Pourquoi minimisez vous donc cette puissance _absolue_, comparable à _LA_ "Puissance infinie de Dieu" ?

    Dès lors, votre affirmation, ne mérite-t-elle donc pas une référence un peu moins obscure que simplement ... "paraît-il" ?
    Et "paraît-il" ... selon qui exactement ?
    Et si vous-même écrivez "paraît-il" ... est-ce parce que vous-même n'en êtes pas convaincu ?

    - « Mais qui les condamne à l’avance si l’on en croit quelques sites où la généralisation va bon train. Par exemple: ... »
    « http://www.commentpeutonetrefeministe.net/2014/11/30/lutter-viol-education-garcons-culture-du-viol/ »

    « Certains écrits vont même plus loin en parlant des violeurs: »
    « http://www.crepegeorgette.com/2014/11/25/comment-lutter-contre-le-viol/ »

    Pardonnez moi, s'il vous plaît, cher hommelibre, mais comment ne pas douter de la valeur de ces _obscures références anonymes_ que vous fournissez ?
    Comment ne pas croire que ces références ne sont pas des généralisations d'exagérations, des propos extrémistes ou tout simplement fantaisistes, faussement attribués à un _idéal féministe_ d'horreur, fait pour faire peur aux petits enfants et aux hommes pas si tout-puissants que cela, tel un conte de Perrault ?


    - « "Et pourtant. Nos fils sont, et resteront de nos potentiels violeurs, tant que nous contribuerons à en faire de potentiels violeurs, via l’éducation que nous leur donnons, et qui est le parfait reflet de l’éducation que nous donnons à nos filles." »

    « Parler des garçons en général comme de potentiels violeurs, c’est leur assigner à tous une criminalité liée uniquement à leur nature masculine. »

    Pardonnez moi encore, s'il vous plaît, cher hommelibre, mais je ne vous comprends pas.
    Vous évoquez "la nature masculine", et la citation à laquelle vous faites référence évoque "l'éducation que nous leur donnons".
    Si la "nature masculine" a une quelconque influence sur "l'éducation" des garçons, voulez vous dire que c'est à cause de l'influence des _pères_ si LES garçons sont des "potentiels violeurs" ?


    - « Certains écrits vont même plus loin en parlant des violeurs: »
    « "On pourrait se dire qu'il s'agit d'erreurs de la nature, de monstres, de fous, de responsabilités individuelles s'il y avait quelques viols par an. Au bout d'un certain nombre, on peut peut-être, péniblement, se dire qu'il y a peut-être des raisons sociales et que peut-être la façon d'élever les garçons en conduit certains, beaucoup, à ne pas respecter le consentement des femmes." »

    Et pardonnez moi encore, s'il vous plaît, cher hommelibre, ... dans la citation précédente, vous demandez de considérer comment sont décrits les garçons, en raison de leur "nature masculine", et dans la deuxième citation, que vous présentez comme supportant votre lecture de la première citation ( "Certains écrits vont même plus loin ..." ), il est question des "violeurs", "de raisons sociales" à l'origine de leur existence, et de _l'éducation_ ("la façon d'élever") des "garçons". S'il est facile de blâmer injustement les "gartçons" pour leur "nature masculine", à défaut de blâmer Dieu, qui faut-il blâmer pour _l'éducation_ des garçons, qui aurait donc tendance à exacerber leur "nature masculine" ? Leur mère ? Leur père ? Les Gorgones féministes à la tête du ministère de l'éducation des garçons ?


    - « Où est la dangerosité universelle supposée des hommes? Nulle part. ... »

    "dangerosité universelle" ??? Késako ?

    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/universel/80623?q=universel#79674

    Qui concerne l'Univers, le cosmos : Gravitation universelle.
    Qui s'étend sur toute la surface de la terre : Domination universelle d'une superpuissance.
    Qui a des connaissances en tout : Un homme universel.
    Qui embrasse la totalité des êtres et des choses : Une valeur universelle.
    Qui s'applique à tous les cas : Remède universel.
    Se dit de certains instruments ou appareils à usages multiples : Robot universel.


    - « Où est la dangerosité ... supposée des hommes? Nulle part. ... »
    « Étant en moyenne plus forts que les filles, les garçons sont sujets à développer plus d’agressivité ... »

    "sujets à" ... ca ne veut pas, par hasard, dire ... "c'est pas de leur faute" ?
    Et si c'est pas de leur faute, c'est pas, par hasard, parce qu'ils sont "programmés" ... "à développer plus d'agressivité" ?

    - « ... la très grande majorité des garçons et des hommes n’attaquent pas les femmes. Ils ne sont pas programmés pour ça. »

    Mais alors ... ils le sont, ou ils le sont pas ... "programmés" ?
    Et s'ils le sont ... alors par quoi ? ... La nature masculine ? ... Leur éducation ?


    - « Garçons et filles sont éduqués au respect de l’autre, par les parents. »

    Donc ils le sont ... "programmés", ... ou non ?
    Et les féministes, _ils_ et _elles_ comptent aussi ?
    Et quand Maman n'est pas d'accord quand Papa dit qu'il est le chef, qui c'est qui ne respecte pas l'autre ?


    - « Et naturellement: par exemple si un enfant subit des contraintes par des camarades, et cela arrive, il apprend combien la contrainte est détestable et nocive. »

    Permettez moi de remarquer, que vous semblez trouver cela ... _très normal_ (entendu ... "la norme sociale") ... si vous écrivez ... "naturellement" et "et cela arrive", non ?


    - « S’il l’a vécue il n’aura pas de raison de l’imposer à d’autres, au contraire. »

    Et la raison pour laquelle ses camarades lui ont fait "subir des contraintes", ne va-t-il pas croire que c'est une _bonne_ raison pour en faire autant ?

  • @ Chuck,

    Sur la toute-puissance je reprends seulement des propos de féministes. Certaines de celles-ci, de celles qui dominent le discours, attribuent aux hommes en général une toute-puissance qui justifie leur posture victimaire. Cela figure par exemple dans l’avant-dernier paragraphe du premier lien que je cite.

    Je ne suis pas convaincu de cette toute-puissance supposée attribuée aux hommes, en effet.

    La valeur des références que je mentionne tient en leur seule affirmation puis en l’adhésion et au partage de croyance qu’elles inspirent. Quelle autorité pourrait d’ailleurs aujourd’hui prétendre détenir des valeurs absolues, en particulier en matière de sexualité et de relations humaines? L’autorité que vous ne trouvez pas dans ces propos, ne tient qu’à cette affirmation. Il n’y a pas besoin que cela soit vrai, pourvu que cela semble une certitude auprès de leaders ou de groupes activistes. Cette notion de toute-puissance apparaît régulièrement dans le discours féministe, sous ces mots ou sous d’autres, comme la supposée « domination masculine ».


    Sur la « nature masculine » je ne fais qu’extrapoler à partir des propos que je conteste. Si les hommes (entendez: tous les hommes) sont de potentiels violeurs, alors il y aurait une nature masculine tenant de la biologie. Mais la critique des textes que je mets en lien passe aussi par le constat que l’éducation des parents laisserait se développer, voire encouragerait, cette nature, si je reprends les propos mis en lien:

    « Nos fils sont, et resteront de nos potentiels violeurs, tant que nous contribuerons à en faire de potentiels violeurs, via l’éducation que nous leur donnons, et qui est le parfait reflet de l’éducation que nous donnons à nos filles. »

    Je pense que ces propos contiennent à la fois l’affirmation d’une nature potentielle et de l’influence de l’éducation. Les deux aspects sont liés. La nature masculine de potentiels violeurs serait aggravée par le fait que l’éducation ne détournerait pas assez les garçons de leur propre nature. Les féministes, on le sait, veulent éduquer les hommes. Mais cela ne marche que si l’on peint les hommes en démons du viol.


    Par « dangerosité universelle », je veux bien dire: qui concerne tous les mâles, selon la doxa féministe. Ne me dites pas que vous n’aviez pas compris, Chuck!


    La force masculine a été mise au service de la guerre et du travail. Ils sont à la fois programmés pour cela et assignés aussi à cela. Mais cela ne suppose pas que la force brute soit légitimée. Elle est encadrée. Par ailleurs je ne vois aucune raison et aucune démonstration que les hommes auraient en général envie de violer ou d’agresser des femmes. Les hommes ont besoin des femmes, elles ne sont pas des ennemies, et la plupart le savent.


    « Cela arrive »: normal ou non, cela arrive. De la même manière que les petits chats jouent à la bagarre ensemble. Il y a un apprentissage de la vie dont le corps est le support. Bien ou mal? Je ne juge pas.


    Le risque d’imposer à autrui les sévices que l’on subit est incertain. Il est admis que les enfances douloureuses pourraient expliquer des comportements ultérieurs de violence. Mais pas toujours. Tous les enfants, devenus adultes, ne reproduisent pas ce qu’on leur a fait.

  • @ Superblaireau:

    Entre autres celle-ci que je mentionne dans mon billet: le fait d'insister dans la relation amoureuse. D'ailleurs physiquement c'est aussi à l'homme d'insister, d'être bandé vers la femme, de pousser pour déflorer, de pénétrer à l'intérieur de son corps. À mon sens cela génère une attitude, voire un embryon de psychologie spécifique.

    De même leur force physique en moyenne plus grande que pour les femmes, et le fait de ne pas porter d'enfant, associé à leur force, les assigne au rôle de protecteur (guerrier ou autre).

    On peut aussi parler d'une prise de risques plus grande chez les garçons, pour différentes raisons.

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