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L’aïoli, le caviar et le maillot de bain allongé

Troublant, le titre du récent billet de Jean-Noël Cuénod, journaliste blogueur de la TdG. Il y est question de « La droite aïoli ». On connaissait la gauche caviar, en référence aux bobos aisés qui parlent au nom du petit peuple affamé. 

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Mais la droite aïoli, cékoissa? La droite cassoulet m’était plus familière. Description résumée sur un forum d’Infrarouge:

« De la droite bigotes des cathos intégristes, à celles des parapluies enfoncés dans le cul des libéraux-radicaux, en passant par celle des pèquenots du PDC et en finissant devant la fosse d'aisance UDC, ça pue des pieds, ça rote et ça pète, ça sent le Marcel taché au Cassoulet. »

Fosse d’aisance, puer des pieds, parapluie dans le cul, pèquenots, Marcel taché: c’est gracieux, frappé d’intelligence, de finesse et de sensibilité. C’est de la littérature de gauche. C’est de la pensée de gauche. C’est du reste de cerveau de gauche. C’est du gros rouge qui tache et qui cogne dur.

Mais je m’égare. Retour en Provence politico-cuculinaire. Le titre complet du billet de JNC est « La droite aïoli se prend les pieds dans le burqini ». Dois-je comprendre que l’aïoli est associé aux méchants maires qui interdisent le port de l’habit de la discorde, le maillot une pièce allongé?

Bouh les vilains de droite – forcément racistes. Pourquoi racistes? Je ne sais pas mais s’ils le disent c’est que c’est vrai. J’ai dû lire ça dans Libé ou dans l’Humanité, à moins que ça ne vienne de chez Ruquier – bref, le fond du tonneau.

 

 

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L’aïoli ne semblait jusqu’alors relever d’aucune coloration politique. J’en ai mangé chez des amis, en Provence, pas loin des Baux. De somptueux aïolis faits maison. Des aïolis préparés avec plus que de l’amour: du talent. Et pourtant ces amis étaient de gauche. Ce qui démontre, 1: que l’aïoli contribue à la réduction du clivage droite-gauche, et 2: et que je suis éclectique dans mes fréquentations.

L’aïoli n’était donc pas, jusque là, un étendard politique ou sociologique. Peut-être est-ce un plat un peu gras – mais gras n’est pas politique. C’est un plat populaire, peu coûteux et délicieux. Amusant: la gauche est associée à un nutriment cher et élitiste (le caviar), la droite à un met bon marché et populaire (l’aïoli).

Bref, j’aime l’aïoli et je m’amuse en lisant JNC. Je me demande s’il n’y a pas deux aïolis: celui de droite, avec ses brocolis bleu roi en forme de fleurs de lys, et l’aïoli de gauche aux carottes rouges terminées par une tête de marteau.

Cela expliquerait le fait qu’il y a des racistes partout. Mais il y a aussi des créatifs. Un exemple? Il se murmure qu’une nouvelle spécialité culinaire serait servie aux terrasses des restos du côté de Villeneuve-Loubet: l’aïoli aux merguez.

Ouaip. Faut voir. C’est quel parti?

 

 

 

Catégories : Humour, Politique 1 commentaire

Commentaires

  • l'aïoli c'est de l'ail, du sel et de l'huile d'olive, non? Et sur les mains, l'huile d'olive, ça glisse! bref, comme la droite glisse ailleurs en tous sens ou aux fonds moyen-orientaux.

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