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Inégalités salariales : un serpent de mer pour l’éternité

Suite à des discussions hors-blog je republie ce billet de novembre 2019 avec quelques détails complémentaires. Surtout ne le répétez à personne: les salaires femmes-hommes diffèrent et pourtant il n’y a pas de discrimination, pas de différence délibérée et intentionnelle en fonction du sexe.

 

salaires-03.jpgGrand mélange

Les chiffres récents indiquent une fourchette de 3,5 % à 40 %. Une telle différence n’est pas crédible. Plus souvent c’est autour de 20%. Même la très sérieuse administration fédérale helvétique s’y est collée encore au début de cette année. Elle a rendu compte de statistiques couvrant 2012 à 2016: « … les femmes ont gagné 19,6% de moins que les hommes en 2016. »

Cette étude pointe même des disparités femmes-hommes de plus de 50% ou 100% dans certains secteurs. Est-de raisonnable? Non. Il doit manquer des critères.

Qu’est-ce qu’une femme comprend de cela? Que l’homme qui travaille à côté d’elle au même poste touche indûment 20% de plus parce qu’il est un homme.

C’est absurde. Ce serait très vite démontré si c’était la réalité. Il suffirait de publier des fiches de salaires issues de la même entreprise, aux mêmes postes et compétences, au même taux de travail mensuel, et aux mêmes qualifications personnelles (créativité, comportement, productivité, etc).

La réalité est autre. Une fois ôtées les raisons structurelles, comme le temps partiel, il resterait autour de 8,7 % de différence inexpliquée. Ce serait le chiffre de la discrimination. Mais il est biaisé par diverses astuces.

L’une d’elles consiste à mélanger tous les temps de travail et les salaires et de faire une moyenne. On obtient une masse salariale globale indistincte, par sexe. Premier biais: comme davantage de femmes choisissent le travail à temps partiel, elles reçoivent globalement une masse salariale moindre que les hommes.

 

 

salaires-05.jpgPas discriminatoire

Deuxième astuce: mélanger tous les types d’activité professionnelle. On sait que les salaires varient selon le métier.

Par leur propre choix, les femmes sont surreprésentées dans certains jobs moins payés comme le social, et elles sont moins nombreuses dans des professions mieux payées parce que plus pénibles, plus risquées, plus salissantes, plus techniques, ou nocturnes, etc.

Pour les postes de cadres et de direction, l’hypothèse est que les femmes sont moins enclines que les hommes à donner leur vie (60-80 h par semaine) dans leur boulot et à négocier des salaires mirobolants.

Quand l’administration fédérale dit, par exemple, que dans le personnel fédéral les femmes gagnent près de 20% en moins que les hommes, c’est très tendancieux. Les administrations rémunèrent selon des classes professionnelles et non selon les sexes.

C’est donc impossible. La seule explication est que l’on comptabilise les masses salariales globales pour chaque sexe, sans tenir compte du temps de travail mensuel ni de la représentation respective des femmes et des hommes selon les classes salariales, entre autres. Cet écart annoncé n’a aucune valeur représentative au niveau individuel. On se moque ouvertement de nous.

C’est ce qu’il ressort d’une étude parue en 2018 sous les auspices de l’Université de Berne, et réalisée par le professeur Michael Gerfin, expert auprès de l’Office fédéral de la statistique et du Bureau fédéral de l’égalité femmes-hommes. Sa conclusion est:

« Il convient d’observer que l’écart salarial inexpliqué ne se laisse pas interpréter comme une mesure quantitative de discrimination salariale. Une raison importante en est que toutes les caractéristiques salariales des employés ne sont pas incluses dans les données retenues. »

Un autre document conclut à l’impossibilité de démontrer une différence clairement discriminatoire.

 

 

Salaires-01.jpgFacteurs multiples

On peut ajouter le choix des employeurs de valoriser des employés dont la productivité est supérieure à celle de leurs collègues, ou dont la créativité et le comportement apportent à l’entreprise une amélioration objective ou simplement ressentie. Ce peut être un homme ou une femme, ou deux hommes, ou deux femmes, qui, au même poste et mêmes compétences générales, recevront des salaires différents.

Il n’y a pas d’injustice. L’égalité absolue n’a aucun sens en regard du mérite et du parcours individuels.

Dans mes recherches j’ai trouvé le document le plus complet qu’il m’ait probablement été donné de lire sur le sujet. C’est une analyse de 41 autres études internationales. Il livre une analyse détaillée et étayée de la question. Il contient 41 références à des études en Europe et aux États-Unis. Il est publié par le site sos-misandrie. Un document qui résume à peu près tout.

De nombreux détails déterminants y sont inclus, comme les durées des arrêts maladie, les heures supplémentaires, la supposée discrimination à l’embauche.

Sa conclusion commence ainsi:

« L’effet d’écart salarial est complexe et multivarié. Il est impossible de conclure à une discrimination massive des femmes dans le monde du travail. Les cas de discrimination connus sont rares et l’intégralité de l’écart salarial peut s’expliquer par des facteurs quantifiables. »

 

 

salaires-04-peterson.jpgConfuse

Pourquoi alors dit-on qu’à partir de cette semaine les femmes travaillent gratuitement? C’est évidemment un argument tordu destiné à provoquer une émotion d’indignation et à maintenir la pression victimaire sur la société.

Pourtant il suffit de vérifier pour constater que ce sont des bêtises – pire, des mensonges délibérés destinés à maintenir vivante l’idéologie victimaire et à remplir de subventions publiques la caisse des associations féministes.

Et la presse, gangrénée par les féministes et par le féminisme, relaie sans réfléchir.

Un dernier exemple illustre bien la guerre qui se joue. Un psychologue canadien, Jordan Peterson, homme d’une très grande intelligence, est interviewé par une journaliste progressiste ostensiblement stupide malgré sa tentative permanente de donner le change, Cathy Newman, au sujet des inégalités salariales. Peterson est également auteur du livre le plus vendu sur Amazon: 12 règles de vie: une antidote au chaos.

Cette interview est un moment culte. La journaliste harcèle le psychologue, sans écouter ses réponses quand elles ne vont pas dans son sens. Un exemple du terrorisme idéologique qui pollue notre culture plus que le plastic.

Lui, toujours calme, répond point par point. Elle tente de le glisser dans la case extrême-droite (alt-right). C’est pratique. L’opprobre morale attachée à cette qualification dédouane d’avoir à analyser les arguments. Sa tentative est dérisoire et elle finit elle-même dans la confusion. Elle croyait casser du facho et pousser l’homme à la faute. C’est elle qui reçoit un camouflet.

À partir de 5’20’’. Cela vaut le temps de regarder 4 minutes, et même jusqu’au bout si l’on veut voir comment la journaliste perd pied après plusieurs salves de violence psychologique à l’encontre de son invité. Un exemple de journalisme bullshit.

Et pas de raison que cela cesse. C’est une rente pour l’éternité.

Voilà où l’on en est en Amérique du nord, et en partie en Europe.

 

 

 

Jordan Peterson sur la crise de la masculinité, l'écart salarial, l'imposition des pronoms trans, la gauche radicale from PM21 on Vimeo.

 

 

Contrepoints met en ligne un dossier sur Jordan Peterson:

https://www.contrepoints.org/tag/jordan-peterson

 

 

 

Catégories : Féminisme, Politique, société 5 commentaires

Commentaires

  • Bien d'accord avec vous. Chef d'entreprise à la retraite j'ajoute que "l'égalité salariale" (que ce soit hommes / femmes, hommes / hommes ou femmes / femmes) est une imbécilité sans nom, du moins dans le secteur privé. A "poste" égal, les performances des uns et des autres ne sont jamais les mêmes et le devoir du chef d'entreprise est de mettre en place un système "juste" et "transparent" qui permette que ceux qui réussissent mieux soient mieux payés que ceux qui réussissent moins bien. Faute de quoi on se retrouverait vite dans un système type "soviétique" où que celui qui ne fait rien ou ne réussit rien est de toutes façons payé de la même façon que celui qui travaille mieux, plus ou réussit mieux. Au bout du compte les meilleurs seraient découragés et s'aligneraient sur le plus …. bas. Ineptie démocratique dont la France a le secret et qui produit les formidables résultats que l'on connait !!

  • @ jld73:

    Le mérite personnel remet l'idéologie égalitariste devant la réalité. Il est mal vu et il engendre parfois des jalousies, même si l'inégalité qui en découle est justifiée. Je pense pour ma part que la quête égalitariste (au-delà de l'égalité des chances et devant la loi) est un moyen de ne pas avoir à se confronter aux autres, et à nos propres limites.

  • Tout à fait d'accord. Et à ce sujet je viens de lire "Du Mammouth au Titanic" de Anne-Sophie NOGARET (prof de philo) qui montre à quel point de stupidité a été poussée l'idéologie égalitariste dans l'EN française. J'en tremble pour mes petits enfants.
    Bien cordialement

  • Absolument d'accord avec tous les commentaires et ça fait des années que j'écris à certains journalistes pour essayer de leur faire comprendre cela. Pourtant, en France, les statistiques de l'Insee sont claires. Et il y a évidemment un seuil au-dessous duquel cet organisme est incapable d'expliquer les écarts salariaux car les statistiques ne suffisent plus. Il faut aller chercher dans les entreprises et comparer, sur place, les mérites des unes et des autres.
    Peine perdue, car les féministes sont incapables de comprendre ce qui va à l'encontre de leur idéologie victimaire. On pourrait peut-être essayer de leur dire que, si, pour le même boulot, les femmes étaient moins payées que les hommes, tous les patrons n'emploieraient que des femmes, ce qui n'est pas le cas ! Donc vos lamentations ne sont pas justifiées.

  • Waouw, quelle démonstration !
    Merci pour cette vidéo.

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