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Inondation-submersion de Dubaï (suite) : un autre avis

Inondation-submersion de Duba (suite)ï : un autre avis.

En suite à ma précédente note sur le sujet, j’ai encore trouvé d’autres sources d’information pour éclairer cet épisode extrême immédiatement attribué au réchauffement et au CO2.

 

dubai,inondation,réchauffementLocal

Le site Météo-Paris.com, fondé et dirigé par Jérome Séchet, propose entre autre un important travail de compilation de données historiques sur la météo du passé, principalement française. Il a publié une analyse des inondations des 14-15 avril dernier.

Il complète ce que j’ai déjà écrit. En voici quelques extraits.

« Les Emirats et plus particulièrement Dubaï ont fait la une de l’actualité avec une pluviométrie exceptionnelle de 160mm sur l’aéroport entrainant des inondations majeures dans une ville plate et sans système d’évacuation des eaux efficace. »

On n’imagine pas cela dans un désert, et pourtant! Les gros orages ne sont pas si rares, surtout quand une goutte froide rencontre les mers très chaudes. L’antagonisme est explosif.

La géographie locale permet l’accumulation de chaleur humide. « Les orages et les pluies diluviennes qui leur sont associées ne sont donc pas rares aux Emirats. Elles font même partie du climat local. »

 

dubai,inondation,réchauffementPluviomètre

C’est même très marqué:

« Des chasseurs d’orages parcourent cette région et permettent de découvrir des phénomènes impressionnants d’inondations et de tapis de grêle dans le désert, plusieurs fois par mois au pic d'activité de la saison ! Il est même possible d’y observer des orages supercellulaires producteurs de tornades et de grêlons larges comme la paume de la main. »

La page du site publie des photos et un gif de la base d’un orage supercellulaire, de ceux qui peuvent générer des tornades. Le climat de Dubaï est de type méditerranéen et est fait de longues périodes arides parsemées de pluies violentes.

L’article aborde ensuite la question du volume de pluie:

« Cette valeur de 160mm est-elle vraiment significative? »

Très localement, oui. Le coeur de l’orage est passé sur le pluviomètre de l’aéroport. Mais plus globalement, non.

« … les orages sont des phénomènes isolés, et leur cœur de précipitations intenses l’est encore plus. Ainsi, ces précipitations intenses peuvent passer juste à côté d’un pluviomètre positionné sur un réseau déjà faiblement pourvu. »

 

dubai,inondation,réchauffementIntensification?

L’article aborde enfin la question du réchauffement. Elle me convainc moins.

« Les pluies devraient augmenter dans cette région avec le Réchauffement Climatique. En effet, les températures en hausse auront pour effet de forcer encore d'avantage le réchauffement de la mer et donc la libération de chaleur humide et par remontée des pluies de mousson de l’Océan Indien. Les pluies pourront donc être plus fréquentes et plus violentes comme nous pouvons le lire dans différentes études. »

Ce sont des études théoriques. L’intensification des précipitations est difficile à établir, il faudrait cinquante ou cent ans de plus pour avoir du recul et évaluer la tendance. S’il y a 7 % d’humidité en plus à chaque degré de plus, cela n’explique pas les sécheresses, ni une localisation des pluies aussi précise qu’à Dubaï.

7 % ou 14 % d’humidité en plus n’expliquent pas qu’il soit tombé environ 20 fois plus d’eau que la moyenne d’avril. À ma connaissance le réchauffement global ne peut à lui seul expliquer cela.

 

dubai,inondation,réchauffementExceptionnel

Un dernier article paru sur le site climameter.com, qui évalue l’origine des phénomènes intenses, met aussi en doute une cause due au réchauffement. La conclusion ne tranche pas:

« Sur la base de ce qui précède, nous concluons que les dépressions similaires à celles qui produisent les inondations de Dubaï sont légèrement plus intenses, jusqu’à 1 °C plus chaudes et 3 mm/jour plus sèches à l’heure actuelle qu’elles ne l’auraient été dans le passé.

Nous interprétons les inondations de Dubaï comme un événement en grande partie unique pour lequel le changement climatique d’origine humaine et la variabilité climatique naturelle ont joué un rôle. Nous remarquons que la confiance dans ces changements détectés est faible en raison du caractère exceptionnel de l’événement analysé. »

 

 

Catégories : Environnement-Climat 0 commentaire

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