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Obama: et maintenant?

C’est fait, il est président. Cérémonie parfaite qui a ressoudé les américains dans une émotion partagée et dans une nouvelle dynamique, au sortir de l’enlisement de la présidence de Georges W. Bush. Bush qui a d’ailleurs été sifflé lors de son départ de la Maison blanche.

EtMaintenant2.jpgLa mise en scène fédératrice d’hier était nécessaire pour créer cette dynamique. Et visiblement Barak Obama colle à cette dynamique, il incarne les mots qu’il a prononcé et les valeurs qu’il a rappelé.

Son discours d’investiture était un modèle du genre: prôner le changement tout en faisant appel aux valeurs anciennes qui ont fondé les Etats-Unis. Il a parlé d’abord aux américains, bien sûr: reprendre courage, lutter contre l’adversité. Il a parlé aussi au monde, tendant la main d’une part, mais annonçant en même temps que son pays ne renonce en rien à ses ambitions d’être leader. Il devra pourtant composer avec un monde devenu multipolaire, où les centres d’influence se sont multipliés. Le monde a changé dans ce sens là aussi.

Il y a deux choses essentielles à retenir: l’une est son refus clair de continuer les croisades guerrières initiées de manière désordonnées par son prédécesseur. A ses yeux, l’Amérique n’est pas cela. Il fallait le rappeler: défendre la liberté n’est pas faire la guerre tous azimuts. Car à ce prix la liberté ne trouverait même pas preneur aux soldes.
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L’autre est de ramener la politique à plus d’humilité et de dialogue. Si les Etats-Unis peuvent imprimer durablement cette nouvelle marque, alors leur rôle dans le monde est loin d’être terminé, contrairement à ceux qui annoncent son déclin. Le modèle de la liberté et du dialogue est certainement plus durable que le modèle des armes.

Toutefois ne rêvons pas: il ne va pas lâcher l’Afghanistan ni renoncer à la lutte contre le terrorisme islamiste, ce en quoi il faut le soutenir. On ne peut laisser détruire nos valeurs sans réagir. Mais saura-t-il réorienter en profondeur les personnes responsables de l’Etat à tous niveau, CIA comprise, pour que sur le terrain cette nouvelle orientation vers le dialogue soit effective? Nous verrons bien.

Certes nous ne devons surtout pas voir en Barak Obama un sauveur: sa marge de manoeuvre n’est pas si grande. Mais il mérite qu’on lui fasse confiance.

 

 

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