Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sarkozy est en train de plomber la droite libérale

Selon un sondage, 57% des français veulent voir la gauche gagner les élections régionales, et 55% veulent même la voir gagner en 2012. Un sondage n’est pas un vote, mais on assiste à un retournement majeur de l’opinion.

Sarkozy2.jpgOn sait que les français sont doués pour brûler ce qu’ils ont adoré et changer d’intention de vote dès qu’une majorité a plus de 2-3 ans d’exercice. On sait aussi que la gauche n’a pas de programme, est plus que divisée, n’en finit pas de tirer le tapis sous les pieds des innombrables califes potentiels, et qu’à part critiquer elle n’offre guère de perspective enthousiasmante. Le centre façon Bayrou est assez peu audible et son leader manque de tonus pour incarner une véritable alternative.

Etant pour une grande liberté et initiative individuelles, je ne peux me définir de gauche, même s’il y a de bonnes idées que je peux soutenir. La gauche représente un encadrement à la loi sauvage du plus fort mais aussi le détestable étatisme. La droite représente la liberté mais aussi le douloureux cynisme moral. Je me sens donc mal à l’aise pour me positionner. A mon sens il manque à la gauche la créativité, l’adhésion au marché tout en le régulant. Il manque à la droite le volet social qui est nécessaire pour maintenir l’homogénéité de la société par une relative justice.

C’est je pense ce qui manque aussi à Sarkozy. Je comprends bien que le social se finance grâce à l’activité économique et ne peut prendre le dessus sur celle-ci. Je comprends aussi que dans l’idée de Nicolas Sarkozy, faire tourner l’économie et attirer la richesse est prioritaire pour que le social suive (sécu, baisse du chômage, etc).
sarkozy1.jpg
Mais tant dans sa communication, son style et ses décisions, il n’a pas montré ou donné le sentiment de se soucier de ceux qui ont très peu pour vivre. En période de crise, ce serait la moindre des choses: que les français sentent en lui un allié. Or il n’est pas perçu comme un allié.

Est-il mal conseillé? Toujours est-il qu’il rate régulièrement le coche. Par exemple il aurait dû changer son emploi du temps et se rendre à l’inauguration du salon de l’agriculture pour dire aux agriculteurs: «Je vous ai entendu, je suis là avec vous, pour vous».

Le libéralisme est un humanisme, un humanisme profond, ne l’oublions pas. Entend-on cela chez Sarkozy, président de cette France qui a été pétrie d’humanisme? Non. Il se contente trop souvent de mots, de discours à répétition sans âme. La posture prend le dessus sur l’efficacité politique. Comme pour Chirac.

Il manque cruellement de pédagogie, malgré ses efforts trop ostentatoires pour être crédibles. Il explique mal ses réformes, il ne va même pas assez loin: par exemple, la suppression d’un échelon administratif - cantons, département. Cela allégerait l’administration et générerait des économies.

Sarkozy3.jpgAlors, ce président qui avait tout, qui distançait une Ségolène Royal trop illuminée, qui assurait, ce président est en route pour tout perdre et faire perdre. A deux ans de la prochaine présidentielle, le temps est très court pour rattraper les choses. Les français pourraient bien voter pour n’importe qui plutôt que Sarkozy, tant il finit par irriter épidermiquement. Et avec sa manie d’être omniprésent et en autosatisfaction, il ne peut passer pour un recours.

Si un président de gauche passe en 2012, on aura la même fête dans les rues qu’en 1981. Et très vite la même déception. Les bourgeois de la gauche actuels, même les jeunes loups, sont du même moule qu’à l’époque. La gauche défera ce que la droite a fait, ne prendra aucune mesure dangereuse pour sa popularité, et cela recommencera comme chaque fois depuis 30 ans: au mieux la France fera du surplace.

Sarkozy a-t-il encore un rôle à jouer en France? Il s’est usé tout seul. Ne lui reste que son énergie. Cela suffira-t-il?

 

PS: Hannibal Kadhafi a rendu visite à Max Göldi en prison. Max Göldi, prisonnier politique du père d'Hannibal, a dû apprécier...

désert-neige1.jpg

Catégories : Politique 14 commentaires

Commentaires

  • La droite française est mollement libéral. C'est une aristocratie encore attachée au gaullisme.

    D.J

  • "Si un président de gauche passe en 2012, on aura la même fête dans les rues qu’en 1981. Et très vite la même déception."

    Ca se précise. Printemps 2012, la gauche au pouvoir. Décembre 2012, la fin du monde. J'ai peur! ;)

  • @Homme libre

    "PS: Hannibal Kadhafi a rendu visite à Max Göldi en prison. Max Göldi, prisonnier politique du père d'Hannibal, a dû apprécier..."

    A la place de Max Göldi, j'apprécierai sans doute de purger ma peine dans une prison dans laquelle les conditions de détention ne sont pas celles, parfaitement indignes, qui règnent à Champ-Dollon et je me réjouirais (un tout petit peu) de recevoir la visite de Motassem, dit Hannibal, Kadhafi, laquelle visite me semblerait plus prometteuse que celle de Micheline Calmy Rey.

    En effet, Motassem, dit Hannibal, Khadafi n'est pas son père et il n'a pas été condamné pour avoir commis les faits qu'on lui impute sans cesse. Il est donc innocent de ceux-ci pour être présumé innocent, comme le rappelle fort opportunément les Constitutions genevoise et fédérale et la Convention européenne des droits de l'homme. Il me semble que vous avez dans une de vos contributions passées reconnu que tel était bien le cas. Les défenseurs des valeurs supérieures de l'occident devraient commencer par respecter les principes dont ils prêchent à travers le monde la supériorité.

    Je tiens aussi à rappeler que l'interpellation de Hannibal, justifiée dès lors qu'il existait des indices suffisants qui laissaient croire qu'il se pouvait qu'il ait commis une infraction, s'est déroulée dans des conditions contraires aux Constitutions genevoise et fédérale ainsi qu'à la Convention européenne des droits de l'homme. Là encore les défenseurs des valeurs supérieures de l'occident devraient balayer devant leur porte.

    La circonstance que ces violations auraient été moins graves que celles dont sont victimes les citoyens ordinaires, circonstance dont s'est, au vu des caméras de télévision, gaussée (au sens littéral) l'inculte Conseillère fédérale en charge du département fédéral des affaires étrangères, n'apparaît pas comme un motif les justifiant. Tout au plus l'existence de tels pratiques genevoises, pour part ancrées dans les lois et pour part ancrées dans les pratiques, met en exergue la responsabilité collective politique et judiciaire genevoise. Si la réaction libyenne apparaît inqualifiable, l'attitude des autorités genevoises procède d'un autisme qui est de la même nature que celui qui conduit, entre autre, à de multiples sequestrations arbitraires, comme celles dont sont victimes les personnes prises de boisson ou des contrevenants.

    Je tiens aussi à rappeler que la diffusion de photographies anthropométriques de Motassem Khadhafi constitue une violation de toute les normes de l'état de droit et des grands principes (virtuels) que proclament la Suisse et Genève, sans omettre l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle met en exergue la très mauvaise organisation de Genève en matière de protection des données au sein de la police genevoise dès lors qu'elle permet, sans contrôle, que des centaines de personnes consultent, par curiosité et en dehors des besoin de service, des données sensibles. Evidemment personne ne sera sanctionné pour cette gabegie.

    Evidemment, si cela devait être le seul motif de détention de notre compatriote, cela serait injuste et révoltant, ce d'autant que les vrais responsables des transgressions que j'ai relevées ne sont pas même inquiétés, ni Genève ni la Suisse n'étant capable de nettoyer les écuries d'augias.

    Permettez moi, pour conclure, de souligner que si Max Göldi est victime de tensions politiques internationales, Genève n'est pas blanche et qu'à raisons de ses insuffisances et de sa suffisance nous en somme réduit à une situation ou la diplomatie européenne doit gérer les risques que Genève devienne un nouveau Sarajevo (1914).


    P.S.: Cette intervention sur votre P.S est un peu longue, mais votre juste P.S. est répétitif.

  • @ CEDH:

    Vous faites bien de rappeler tout ceci avec votre clarté habituelle. Je n'ai pas changé d'avis, je suis d'accord avec votre point de vue. On sait que Genève n'a même pas tenu compte de l'avertissement de berne, avertissement justifié. Ayant eu à faire à la justice genevoise, je connais ses excès et son acharnement, et son incapacité à prendre ses responsabilités en cas d'erreur flagrante.Quand à la diffusion des photos, c'est simplement inadmissible, à moins d'y lire la volonté de nuire à Hannibal Kadhafi. La presse s'est faite complice de cet acte illégal, et la plainte des Kadhafi est parfaitement justifiée. Si à ce niveau de responsabilité on n'a pas plus de jugeotte, on paie les conséquences.

    Il est vrai que je mets de l'humeur dans ces petit PS à propos de M. Göldi, alors que le point de vue juridique ne devrait pas être parasité par l'humeur. L'injustice subie par le suisse, la démesure de l'attitude libyenne, le rappel que l'on peut devenir otage sans trop savoir pourquoi, le refus de l'oubli et le soutien moral en sont les motivations. J'apprécie donc votre rigueur.

    Je suis plus perplexe sur la visite du fils Kadhafi à M. Göldi. N'est-ce qu'un pied de nez pour montrer à la Suisse que le prisonnier est traité avec humanité? Auquel cas il serait une nouvelle fois instrumentalisé.

    Bien, j'essaierai d'être un peu plus nuancé dans mes prochains PS.

  • HommeLibre,

    Instrumentalisé, Max Göldi l'est assurément. Entre autre par les libyens. Cependant, son instrumentalisation semble quelque peu le protéger et c'est tant mieux.

    Il me semble qu'une équipe de télévision libyenne devrait demander l'autorisation d'enquêter sur les conditions de détentions des musulmans à la prison de Champ-Dollon.

    Cela étant, il ne faut pas oublier pas que si Genève a plus d'une paille dans l'oeil, la partie adverse a de nombreuses poutres.

  • Ne confondez pas John. L'avertissement de Berne à Genève n'était pas un avertissement basé sur des motifs juridiques, Hannibal n'étant pas couvert par l'immunité diplomatique, mais plutôt d'ordre politique et d'évaluation des risques et des rapports de force au sujet des emmerdes potentielles que le fait de courir au secours d'un couple d'humbles travailleurs maltraités risquait de déclencher...
    Genève, en la personne de son Conseil d'Etat a alors décidé de passer outre et de courir sus à la barbarie, pour défendre la veuve et l'orphelin. C'était peut-être idiot, mais c'était honorable, lorsqu'on sait les cris de douleur et de coups qui s'échappait de la fameuse suite... C'était en fait l'attitude légalement, humainement et juridiquement correcte.
    Ce que prétend CEDH, faisant là une grave entorse à son juridisme étroit (mais toujours très orienté et plus d'une fois à tort), c'est autre chose. Les conditions de l'arrestation auraient été contraires au droit de l'homme. C'est la thèse de la famille Kadhafi et celle de leurs avocats genevois, qui en l'occurrence font leur job d'avocats, à savoir tenter d'accréditer la thèse de qui les paie, grassement au demurant.
    Mais c'est loin d'être acquis. Par ailleurs présenter comme vraie l'innocence d'Hannibal alors que tout le monde sait qu'elle a été établie après retrait des plaintes sous une pression mortelle (la famille des victimes disparue en Lybie) et pour faciliter la libération de citoyens suisses innocents retenus en otage, ce n'est plus du juridisme, c'est de la dissimulation. Ce qui démontre, s'il le fallait, la duplicité des arguments de CEDH.
    Il va plus loin et s'en sert en politique, dans ces blogs, pour tenter de discréditer l'autorité exécutive de ce canton, et ce avant même que l'affaire soit terminée. C'est carrément à vomir.
    Vous avez eu de mauvaises expériences avec la justice genevoise, John, qui finalement vous a innocenté. Cela ne signifie en aucune façon que la justice
    genevoise a toujours tort.

  • Messieurs,

    Permettez-moi de vous féliciter du choix de votre nom dont l'acronyme est particulièrement intéressant.

    1)Vous écrivez :

    "Par ailleurs présenter comme vraie l'innocence d'Hannibal alors que tout le monde sait qu'elle a été établie après retrait des plaintes sous une pression mortelle (la famille des victimes disparue en Lybie) et pour faciliter la libération de citoyens suisses innocents retenus en otage, ce n'est plus du juridisme, c'est de la dissimulation. Ce qui démontre, s'il le fallait, la duplicité des arguments de CEDH."

    Aussi, je crois utile de vous rappeler un principe clair et simple :

    Article 4 de la Constitution genevoise, accepté par le peuple de Genève :
    "Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie."

    Article 32 de la Constitution fédérale, accepté par le peuple suisse et les cantons :
    "Toute personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’elle fasse l’objet d’une condamnation entrée en force."

    A ma connaissance Hannibal Khadafi, au demeurant fort peu sympathique, n'a pas été condamné à raison des faits que vous lui reprochez. Dès lors je m'en tiens à la version constitutionnelle voulue par le peuple dont je regrette qu'elle déplaise à ceux qui croient ainsi soutenir l'exécutif.


    2) "Ce que prétend CEDH, faisant là une grave entorse à son juridisme étroit (mais toujours très orienté et plus d'une fois à tort), c'est autre chose. Les conditions de l'arrestation auraient été contraires au droit de l'homme."

    Je ne peux que persister. Je précise que la violation imputable à l'exécutif (constitution cantonale) est la moins importante sur le plan de l'atteinte à la liberté. Cependant, elle met en évidence l'étendue de la sequestration arbitraire à Genève comme le met aussi en évidence le cas de la sequestration arbitraire des personnes prises de boisson.

    Quant aux plus importantes violations elle sont dues, pour l'une, au pouvoir judiciaire et, pour l'autre, à la législation. Ainsi le problème n'est pas l'exécutif (ni la police). Soit dit en passant, je n'ai pas exposé en quoi il y avait violation des constitutions fédérales et cantonales et de la CEDH. Dès lors votre dénégation m'apparait un peu rapide. Je précise que les arguments que j'ai entendus, plutôt par des professeurs d'université que par les avocats d'Hannibal d'ailleurs, m'apparaissant assez infondés ou en tout les cas mal articulés.


    3)"Il va plus loin et s'en sert en politique, dans ces blogs, pour tenter de discréditer l'autorité exécutive de ce canton, et ce avant même que l'affaire soit terminée. C'est carrément à vomir."

    Comme relevé, les problèmes liés à l'arrestation ne relèvent, pour l'essentiel, pas de l'exécutif. C'est dire que votre allégation selon laquelle ma volonté est de discréditer l'autorité exécutive tombe à faux.

    Par compte la gabegie en matière de gestion des données de police, sur laquelle vous faites l'impasse, discrédite le canton. En effet, comment peut on laisser accéder à des données de police, par essence aussi sensibles qu'indispensables à la sécurité et la sûreté de tous, sans que cela ne corresponde à un besoin de service ? Comment ce fait-il qu'il n'y ait aucun contrôle digne de ce nom ? Rappelons que le cas s'était déjà présenté s'agissant de de la meurtrière du banquier Stern. Ainsi le canton était-il prévenu. C'est dire que si des faits blâmables sont sans doutes imputables à une personne ayant accès aux données, on est en présence de graves carences organisationnelles qui a elles seules entraînent une violation par le canton de l'article 13 Cst.féd..

    Au delà de mon juridisme étroit, cette situation est dangereuse car elle légitime la volonté qu'ont certains de détruire rapidement les données de police, ce qui peut s'avérer dangereux pour la collectivité.

    Pour conclure, je crois que s'agissant d'emprisonnement préventif et de privation de liberté hors toute procédure pénale, la rigueur, que vous appelez "juridisme étroit", est de mise.

  • HommeLibre,

    Je vous rassure, dans vos billets je ne lis pas que le postscriptum.

    Vous écrivez :

    "Le libéralisme est un humanisme, un humanisme profond, ne l’oublions pas. Entend-on cela chez Sarkozy, président de cette France qui a été pétrie d’humanisme? Non."

    Pour moi Sarkozy n'a rien de libéral, c'est un néolibéral d'inspiration anglo-saxonne qui, cas échéant, sombre dans l'autoritarisme, ce que le système français permet, pour imposer ses vues.

    Relevons tout de même qu'il concourt pour au moins la deuxième fois à limiter cette autoritarisme.

    En effet, l'extension de la possibilité de saisine du conseil constitutionnel au citoyen modifiera la donne, comme la précédente extension des possibilités de saisine sous VGE l'a fait (saisine par 60 députés ou 60 sénateurs alors qu'auparavant seuls les Présidents de la république, du Sénat et de l'Assemblée nationale ainsi que le premier ministre avaient cette possibilité).

    De même a-t-il voulu la réforme constitutionnelle d'où il résulte que l'assemblée nationale est maître de la moitié de son ordre du jour, lui permettant ainsi d'examiner des projets de lois non gouvernementaux sans l'approbation du gouvernement.

    En attendant, j'ai comme qui dirait l'impression qu'il torpille la Suisse et le Luxembourg, rendant service au monde financier anglo-saxon des trusts.

  • Je relève que "Clique Extrémiste du Djihad Honteux" est un faux nez du parti français modem dont sont membres Monsieur Veillard et Souaille. Je mets juste un lien, qui explique leur campagne de dénigrement.

    http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2010/02/25/ligne-bleue.html

    et aussi

    http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2010/02/25/mais-qui-est-donc-philippe-souaille.html

    L'objet de ce post est de relever que contrairement à ce que pense ces messieurs la décision d'intervenir n'émanait pas du Conseil d'Etat mais d'un substitut du Procureur général.

  • Ich bin neugierig zu erfahren, was Blog-System Sie bisher ? Ich erlebe ein paar kleinere Probleme mit der Sicherheit meiner letzten Website und ich möchte etwas mehr Sicherheit zu finden. Haben Sie Anregungen?

  • Sarkozy, le seul en France qui peut prétendre à être président

  • Cher Homme libre,

    Je crois que votre poste relance notre discussion. La liberté est-elle de droite ou de gauche ?

    Il semblerait, vu ce que j'ai lu plus haut, que vous la voyez à droite. Pour ma part je ne changerai pas, en disant qu'elle est ni l'un ni l'autre. La raison est simple, l'homme n'a pas attendu d'être sur la gauche ou la droite pour être libre dans sa tête ou libre dans ses actes.

    Sarko doit s'accrocher au pouvoir pour éviter les questions sur la campagne à Balladur et celle de 2007. Autant dire que déjà un soupçon de malhonnêté plane sur l'actuel président. Le problème c'est que ce type d'affaire est devenue trop répétitive depuis plus de 30 ans.

    Quant à Hollande, je ne comprends toujours pas. Leader mou, sans charisme lorsqu'il était 1er secrétaire du parti. Le peuple français retourne sa veste aujourd'hui. La campagne est ce qu'elle est, "bal de promesse". Lors de la prise de pouvoir de Holland (s'il gagne), effectivement sera la même fête qu'en 81. Puis on va se rendre compte que c'est pas mieux. Holland est décrit pas les experts, l'aile droite de la gauche! C'est un pro-libéral avec une visions de la sécurité du territoire qui est idem à Sarkozy. L'un de ses portes paroles Julien Dray a déjà faire peur par le passer avec des propos très dur. Cela dit Julien est en pleine quête de se refaire un visage après les scandales de vole dans les caisses de SOS racisme.


    Je ne vois pas dans les faits, dans les déclarations de différences entre les 2 petits libéraux bobos. Par conséquent, la liberté n'existe tout simplement pas dans le paysage politique actuel. Car tôt ou tard ils nous ont démontré tous leur inefficacité.

  • Bonsoir Plume Noire,

    L'époque est bien étrange et tout est assez mélangé. Par exemple une loi mémorielle comme la France l'a encore votée il n'y a pas longtemps ne va pas avec la liberté pour moi. La possibilité de discuter, de convaincre, est une liberté fondamentale. Avec une telle loi elle ne peut plus s'exprimer. Or la droite et la gauche ont voté ensemble sur ce coup.

    Je vois les assos de gauche comme SOS Racisme vouloir faire une police de la pensée. A mon avis il y aura un jour des retours de flamme car dans ce domaine la répression ne convainc pas.

    Pourquoi être libéral? Je m'en explique ici, par rapport au programme de Mélenchon:

    http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2012/03/29/melenchon-casser-l-entreprise-radio-feminista-et-autres-fari.html


    La liberté devrait être théoriquement de droite comme la solidarité devrait être de gauche. Cela m'ennuie de cliver les choses mais c'est un peu le cas. Par contre la droite ne va pas assez loin pour faciliter la création d'auto-entreprises, même si c'est elle a voté cette disposition. Normalement la droite devrait donner un cadre où chacun réalise son projet. La gauche elle, remplit ce projet pour tout le monde.

    Au fond tout cela est dérangeant car pour ma part je n'arrive pas à opposer la liberté et la solidarité.

Les commentaires sont fermés.