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Le tueur? Dégoûté que ce soit pas un nazi

C'est la parole d'un journaliste. Elle ne peut pas être isolée. Une telle phrase suppose beaucoup d'autres pensées. Par exemple:

«Putain ça dégoûte. Qu’est-ce que c’est stupide que ce soit un français arabe musulman djihadiste qui ait tué les enfants juifs! Pourquoi n’était-ce pas un nazi? Ça aurait été moins dégoûtant, plus normal, plus simple. Plus politiquement correct. Putain ça dégoûte.»

RTS-Dessert1.jpgC’est vrai quoi! Un nazi qui tue des enfants juifs et des soldats pas blancs-blancs, c’est logique. Normal. Enfin, au moins préférable. Ça permet de s’indigner en tout bien tout honneur. Ça permet d'amalgamer les blancs et les criminels. De dénoncer le racisme des blancs. De taper sur telle partie de la population, comme Edwy Plenel le faisait lundi.

Le 21 mars le journaliste français Nicolas Chapuis, journaliste au Nouvel Obs, avoue préférer les tueurs nazis aux tueurs islamistes, dans un pépiement (tweet) lancé sur le net. «Putain je suis dégoûté que ce soit pas un nazi» (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Un tueur islamiste, qui plus est français et pas blanc-blanc, c’est terrible. Comment va-t-on dénoncer le racisme alors que ce tueur raciste devrait faire partie des victimes? Car il n’y a qu’un seul bon racisme, c’est le racisme blanc. Seuls les blancs portent la tare d’être racistes. On sait que les noirs et les arabes n’ont jamais pratiqué la vente d’esclaves... C’est faux mais c’est plus simple de penser ainsi.

D’accord Nicolas Chapuis ne le dit pas directement. Mais il n’en est pas loin: regretter que le tueur ne soit pas nazi c’est plus qu’une boutade de mauvais goût: c’est déjà une profession de foi.

Donc le bon raciste est blanc, le bon tueur est nazi. C’est plus simple. Anders Breivik en Norvège est l’exemple du bon tueur.

Conséquemment c’est très gênant que Mohamed Merah soit à la fois tueur et raciste, français, qu’il ne soit pas blanc-blanc, et qu’il revendique une idéologie équivalente au nazisme.

Et il n’est pas seul à penser cela. Le journaliste de la télévision suisse Tristan Dessert, comme une cerise sur le gâteau, trouve aussi que ce serait plus simple si le tueur était nazi. Tristan Dessert travaille en France pour le compte de la télévision suisse, la RTS. RTS-Dessert3.png

Le pépiement devait être off de sa rédaction. Mais apparemment Nicolas Chapuis l'a envoyé à assez de personnes pour qu'ils soit publié. Il voulait probablement qu'il soit rendu public.

Même si l’on tente de comprendre l’intention qui anime ces deux journalistes, ils expriment une idéologie étrange, un refus de la réalité, une partialité très, très troublante. Ils voudraient refaire le réel. On peut donc s’attendre à ce qu’ils traitent les événements en fonction de leurs auteurs, pas en fonction de la réalité.

Selon Tristan Dessert, ce serait plus simple si le tueur avait été un nazi. Merci de vouloir nous simplifier la vie...

Qu’en pensent leurs rédactions? On est en droit de poser des questions. La télévision suisse reçoit la redevance des téléspectateurs. Le moindre respect en retour serait que les journalistes n’exposent pas ainsi leurs préférences quandt aux tueurs d’enfants.

Mohamed Merah est un tueur raciste, peut-être aux ordres d'une secte fascisante et criminelle, AQMI, qui prétend agir au nom de l'islam. Mais cela aurait été plus simple s’il avait été nazi. Nicolas Chapuis pratique le racisme anti-blancs, Tristan Dessert le suit.

Saluons ici les musulmans d’Europe qui ont condamné ce crime avec la plus grande force. Ils refusent sans équivoque d’associer l’islam et ce terrorisme. Prenons-en acte.

 

Catégories : Politique 15 commentaires

Commentaires

  • Bof

  • Votre article est en effet pertinent, dans cette triste affaire le petit monde journalistique c'était engouffré avec délectation , dès l'annonce tronquée qu'il s'agissait d'un ancien militaire limogé aux idées nazies. Les équipes de campagne de Sarkozy et Hollande devaient par ailleurs se féliciter de cette opportunité électorale unique qui plomberait définitivement l'avancée de Marine Le Pen, il n'en sera rien !
    Juste un jeune maghrébin, sans aucun doute trop sensibilisé aux horreurs de la guerre en Afghanistan et en Palestine, embrigadé, conditionné, rentré du Pakistan en pleine crise de schizophrénie, il sera ainsi obsédé par l'idée de faire payer le prix fort a ceux qu'il considère comme responsable d'une horreur qu'il n'aura lui même pas supporté !
    Néanmoins ces journalistes ne sont peut-être pas totalement dans l'erreur, les nazis d'hier ne sont plus ceux d'aujourd'hui, leurs visages et signes distinctifs ont changés, à l'instar de beaucoup, ces journalistes vivent donc dans la mémoire d'une guerre passée, sans percevoir pour autant l'image d'une nouvelle incarnation de l'horreur et du fanatisme, qui ne l'oublions pas se nourrit et prend sa source dans l'injustice perçue ou vécue !

  • Vous faites bien de mettre ce fait en évidence. Evidemment il s'explique facilement: dans un cas on ne risque rien à dénoncer le danger et celui-ci reste limité; dans l'autre, la tâche de s'en protéger devient de plus en plus impossible, bien que presque tout le monde soit touché dans sa vie quotidienne par les mesures déjà prises (voyages de plus en plus compliqués, une partie du monde quasiment coupée du reste, vision quotidienne de massacres sur des populations civiles et j'en passe). De plus, dans le premier cas il y a un accord moral et politique presque général; dans l'autre, les idéologies politiques et religieuses créent des divisions dangereuses à tous égards.

  • si l'on sait que la Scientologie depuis Clearwater aux USA commandite à distance ses disciples en leur apprenant comment soudoyer des polices ,supprimer tous les bars ,ce psychopathe peut très bien avoir été téléguidé depuis les Balkans.La Bulgarie est un fief scientologue.Il leur est même recommandé après avoir réussi à détourner des fonds de se réfugier dans ce pays ou toute l'aide leur sera apportée.On savait Dieu avec plusieurs visages mais de là à imaginer qu'il ait aussi celui de requins qui s'approprient aussi des réseaux d'eaux afin de mieux régenter les pauvres alors oui comme ce journaliste on peut dire,dommage qu'il ai pas été néo-nazis s'eut été plus simple pour analyser la situation qui risque d'empirer si l'on sait ce qui est conseillé depuis Clearwater ou de plus en plus d'Américains nomment cet endroit Hubbard-ville
    Un habitant de Clearwater avouant même,je pense à l'Allemagne nazie.la secte scientologue expose ses ordres conformistes en bas de la ville.Ils ont obtenus les rapports exclusifs aussi bien des politiciens locaux que de la police comme ce fut pour l'Allemagne y'a 60 ans,et dieu sait si un allemand a l'expérience du passé
    Et j'en profite pour signaler au passage que désormais on sait qui interdit la fumée dans les bars et croyez bien qu'en le sachant,faudra compter sur le réveil de personnes âgées bien décidées encore une fois à ne pas se laisser manipuler par quelque pouvoir que ce soit et d'autant s'il est aux ordres de scientologues.Notre éducation a été faite par les anciens de la Mob notre sang n'a rie à voir avec le jus de chaussette/vieille expression signifiant exactement, qu'il ne faut pas prendre le peuple Suisse pour des pinguins et pour ce qu'il n'a jamais été c'est à dire aux bottes dune gauche plurielle faite de décroissants qui n'hésitent pas à vendre leur âme au diable et notre pays avec

  • @lovsmeralda
    Je partage votre horreur de l'entreprise de scientologie, pour le reste j'ai de la peine à vous suivre, tant vous ratissez large :-)

  • Je vous lis régulièrement car je trouve vos billets intéressants en ce sens qu'ils semblent s'appuyer sur une grille de lecture d'une certain rigueur (intellectuelle), même si bien entendu je ne suis pas toujours entièrement d'accord.

    En revanche, dans le cas présent, vous me semblez sérieusement tomber dans une facilité réductrice.

    Soit, le facisme c'était pas bien, l'islamisme c'est pas bien. Donc les islamistes sont des facistes. Ces raccourcis sont utilisés par certains à des fins relativement clairs, et repris par les simples d'esprit. Mais je m'attendais un peu mieux de vous. Car même si ces deux idéologies sont condamnables, les concepts sur lesquels ils reposent sont d'ordre diamétralement divergents. Et si on veut les combattre, il convient tout d'abord de les comprendre.

    La facilité à laquelle vous vous êtes laissé aller est également retranscrite dans votre Merah était raciste. A moins bien entendu que les militaires (français) soient une race.

  • "Soit, le facisme c'était pas bien, l'islamisme c'est pas bien. Donc les islamistes sont des fascistes."
    Pardonnez-moi, homme libre, d'intervenir dans une différend qui vous concerne en premier lieu. Mais comme les écrits sur ces blogs sont destinés à tous les lecteurs, et que je suis toujours à l'affut, par un souci de vérité (au sens relatif, bien sûr), j'aimerais faire une remarque à propos de la démarche logique de "sek", sans mettre en cause ni son honnêteté ni son intelligence, dont son intervention témoignent abondamment.
    @sek
    Sans juger du fond de votre intervention, elle me semble reposer sur un raccourci logique très douteux, alors même que vous en dénoncez un chez "homme libre".
    En effet, les deux affirmations que vous déduisez du texte du billet ne permettent pas de passer à la déduction que vous introduisez par *donc". Deux choses peuvent être "pas bien" sans nécessairement être identiques ou même partager beaucoup de caractéristiques.
    Quant à terme de raciste, il est abondamment utilisé par les ligues de défense contre le racisme lorsque des musulmans sont pris à partie à cause de leur religion; je ne pense pas qu'il soit déplacé lorsque des enfants juifs sont assassinés.

  • >Saluons ici les musulmans d’Europe qui ont condamné ce crime avec la plus grande force.

    Je suis entièrement d'accord avec vous sur ce point, seulement voilà, des voix (trop familières) ne font pas résonner leur condamnation avec une trop grande force. Poure elles, l'heure est plutôt aux nuances, voyez-vous :

    http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2012/03/22/image-le-christianiste-behring-breivik-et-l-islamiste-mohame.html

  • Dire qu'AQMI est une secte fascisante correspond à faire un lien direct islamisme=facisme. A moins que l'on parle une langue différente.

    Quand au fait que les puisque les antiracistes font des raccourcis de langage, que l'autre bord fasse de même est légitime est un point de vue discutable. Je m'attendais en tout cas à mieux de la part de l'auteur de ce blog.

  • Les petits fachos gratteur de papier aurait souhaité que ça soit un nazi, afin de publié des petits papier merdique ou ils se servent de cette histoire pour imposer leur vision du monde.
    Pas de "chance" c'est simplement un pseudo djihadiste au rabais.
    Naturellement les mêmes vont dire ne faites pas d’amalgame entre extrémiste salafiste et musulmans lambda.
    Sachant que les mêmes personnes était en train de faire des amalgames entre ce fait divers et le FN quand ils pensaient que le tueur était un nazi.
    Conclusion le niveau du journalisme en France frôle le zéro et certains candidats ce sont ramassé comme des merdes de Mélanchon à Bayrou, j'espère que les électeurs se souviendront de ses opportunistes.

    ps: d'ailleurs lors d'une marche silencieuse à Toulouse une grande banderole sous entendait que les tueurs, les racistes et consort ne pouvait être que des blancs.

  • "http://www.marianne2.fr/Michele-Tribalat-au-Monde-Verifiez-vos-chiffres-sur-l-immigration_a183057.html

    http://ripostelaique.com/Michele-Tribalat-demographe-auteur.html

    racisme anti-blanc" de Tarik Yildiz

    Entretien avec Bastien, lycéen : « Quand on dit racisme, personne ne pense au racisme anti-Français ».Bastien est en seconde, lui aussi dans un lycée ZEP. Il décrit le même enfer au quotidien, les brimades, les moqueries, la violence. « Le pire, c'était les années collège. Au lycée il y a plus de Français de souche, je me sens moins seul. Cela n'a rien à voir avec ce que je vivais avant. Chaque matin, en allant en cours, j'avais la peur au ventre. Chaque jour, la seule chose que j'espérais c'était de rentrer sans avoir pris de coup ou sans me faire insulter. »Au départ, il n'osait pas en parler à ses parents : « Je ne voulais pas leur faire de peine, qu'ils sachent ce que je vivais au quotidien. Je ne sais pas tellement pourquoi, mais je n'en parlais pas. » Cependant, un événement l'a convaincu de partager cette souffrance avec ses parents.«J'étais en cinquième. Mes parents avaient remarqué que je n'aimais pas l'école, mais ils ne savaient pas vraiment pourquoi. Un jour, dans la cour, certains ont commencé à jouer au "petit pont massacreur". C'est un jeu qui se joue avec un ballon ou une balle de tennis. On joue au foot et l'objectif est de faire un "petit pont", faire passer la balle entre les jambes de quelqu'un. Ce dernier est ensuite roué de coups par tout le monde. Moi, je ne jouais pas, je ne faisais que passer par là. Un des élèves s'est diri¬gé vers moi et m'a fait un petit pont. C'est alors que tous ceux qui jouaient et même d'autres qui étaient dans la cour se sont précipités sur moi et m'ont donné des coups à n'en plus finir jusqu'à ce qu'un surveillant intervienne. J'ai eu mal pen¬dant plusieurs jours et j'ai tout raconté à mes pa¬rents. »
    La douleur n'était pas seulement phy¬sique, Bastien a souffert longtemps psychologi¬quement de cette agression qui n'était pas la première. « Je suis allé consulter un psychologue parce que je ne voulais plus aller à l'école, j'avais peur tout le temps. À mon retour en cours, rien n'avait changé, au contraire, c'était encore pire ». Il explique que la seule règle au collège était celle de la loi du plus fort. « Quand on se fait frapper une fois, on est la victime, la victime perpétuelle et plus personne ne nous respecte alors qu'on n'a rien fait de mal, on s'est juste fait agresser ! C'est le monde à l'envers. »
    La victime est donc la personne qui n'est pas respectée. Et selon Bastien, les victimes sont presque toujours les Français de souche pour une raison qu'il ne s'explique pas. « Je crois que comme nous sommes différents d'eux, pas mu-sulmans, et qu'on a l'air d'être plus faibles alors ils s'attaquent tout de suite à nous. Ensuite, une fois qu'on reçoit les premières insultes ou les premiers coups, ça ne s'arrête plus. » Il déplore la situation, mais se sent impuissant. «Qu'est-ce qu'on peut faire contre ça ? Je ne sais pas, vrai-ment pas. Le seul moyen ce serait de les punir à chaque fois, mais dans ces cas-là ça veut dire qu'il faut beaucoup de surveillants qui écoutent ce qui se dit. Sinon ça ne sert à rien. »
    Comme Guillaume, il pense être délaissé des adultes, des représentants de l'autorité qui n'interviennent pas. «Un jour, j'ai hurlé en classe alors qu'on était en cours de mathéma¬tiques. Un de mes camarades me demande une cartouche d'encre. Je lui réponds que je n'en ai plus et là, il commence à m'insulter. À plusieurs reprises il me dit "sale Français de merde", m'insulte en arabe. Après, il me crache dessus. C'est à ce moment-là que j'ai crié, le prof a de¬mandé ce qu'il se passait, mais il n'a pas écouté les explications. Il nous a demandé à tous les deux de sortir ! Dehors, celui qui m'a insulté m'a mis une claque, j'ai rien pu faire, le prof ne vou¬lait rien entendre par la suite. Je suis certain que si moi j'avais proféré des insultes racistes, le prof n'aurait pas eu la même réaction. »
    Ce sentiment de deux poids et deux me-sures est prépondérant dans les différents témoi-gnages de ce livre. Bastien le dit très clairement et sans aucune ambiguïté, il a l'impression que
    toutes les formes du racisme ne sont pas traitées de la même façon. « Quand on dit racisme, per-sonne ne pense au racisme anti-Français. Si moi je dis que je suis victime de racisme, on va trou¬ver beaucoup d'excuses à celui qui a dit ça. Par contre, si c'est un Français de souche qui commet un acte raciste, là tout le monde va en parler par-tout. C'est complètement injuste. J'ai l'impres¬sion que je suis un étranger ici en banlieue. Même pas un étranger, parce qu'un étranger on l'agresse pas. Pour eux, je suis un moins que rien, ils pensent qu'ils ont tous les droits. » Quand je lui demande de préciser le "ils" qu'il emploie, il répond qu'il s'agit de « certains élèves, pas tous, mais ce sont ceux qui sont dans le rapport de force permanent. Ils sont arabes ou noirs, musul¬mans en tout cas. » Il tient enfin à préciser qu'il ne prétend pas que « tous sont comme ça. Il y a des gens bien aussi. » Entretien avec Anne, mère de Bastien : « J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle ».
    Anne, la mère de Bastien, est en colère. Elle est très remontée et veut crier à tout le monde le malaise général en banlieue et cette réalité qu'elle estime trop peu connue. « J'ai l'impression qu'en banlieue, ou même en France en général, on n'a pas le droit de se plaindre si on est Français de souche ! »
    Elle était loin de s'imaginer ce qu'endu¬rait son fils au collège. « Lorsqu'il m'a raconté tout ça, les insultes, les violences, ce racisme terrible, ça a été un choc incroyable. Je n'arrivais pas à y croire et je m'en suis voulu de ne pas avoir été plus vigilante, de ne pas avoir pris le temps de discuter davantage avec mon fils. Et puis, on en parle tellement peu que jamais j'aurais pu penser qu'un tel racisme pouvait exis¬ter chez des enfants. » Elle dit elle-même avoir subi des injures racistes, mais elle n'imaginait pas le phénomène aussi développé.
    Cela fait donc déjà quelques années qu'elle est au courant de tout et qu'elle tente de faire changer les choses. Elle refuse de fuir : « Bien sûr, il y a l'aspect financier. On vit ici parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter dans des quartiers chics. Mais moi je ne veux pas abandonner. Je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de fuir alors que des voyous nous rendent la vie impossible. J'ai vraiment l'impression que c'est la loi de la jungle. »
    Anne et son époux ont en effet déjà pensé à déménager, avant même que Bastien ne fasse état des violences et du racisme qui le visent. « Mes parents et mes grands-parents vivaient déjà ici, mais beaucoup de familles ont déménagé. À un moment, on s'est dit, pourquoi pas nous en aller nous aussi parce qu'on ne se sentait pas très bien. La population a changé et on s'est retrouvés minoritaires. Bastien était parfois le seul "Gau¬lois" de sa classe. »
    Pour elle, l'attention que l'on porte aux personnes issues de l'immigration est beaucoup plus importante que celle accordée aux Français de souche. « Diversité, quand on entend ce mot dans les médias, on veut dire qu'il faut qu'il y ait plus de gens issus de l'immigration dans les en-treprises, etc. Mais c'est ici qu'on a besoin de diversité ! Il n'y a presque plus de Français de souche, de non-musulmans ! »
    Elle a déjà parlé de ce problème aux diffé-rents professeurs de Bastien et elle a parfois été excédée par les réactions qu'elle a entendues : « Je suis bien évidemment allée plusieurs fois rencontrer les professeurs pour évoquer la situa-
    tion de Bastien, les injures racistes et les vio-lences. Parfois, on nous dit qu'ils ne peuvent pas être derrière chaque élève. Parfois, on nous dit qu'ils vont faire plus attention. Mais le pire, c'est quand ils disent que ça vient d'un sentiment, comme le sentiment d'insécurité et qu'ils préten-dent à demi-mot que c'est de la paranoïa ! »
    Indignée, Anne veut que les pouvoirs pu-blics fassent quelque chose pour plus de diversité en banlieue et pour que le racisme anti-blanc soit reconnu. « C'est un racisme comme un autre, j'en ai marre de ceux qui trouvent des justifications à tout. Peut-être qu'ils ont des problèmes, mais tout le monde a des problèmes. Il y a une véritable impunité, il ne faut pas s'étonner du fait que les derniers Français de souche s'en vont. »
    Anne explique donc que les "Gaulois" ont de bonnes raisons de s'en aller, même s'ils n'ont pas d'enfants scolarisés. Elle a subi ce racisme personnellement à plusieurs reprises : « Un jour, dans une grande surface, une gamine d'une quin-zaine d'années avec une de ses amies passe de-vant moi alors que je fais la queue. Je lui dis gen-timent que j'étais là avant elle et c'est alors qu'elle commence à m'insulter et se fait mena¬çante. Elle me crache dessus et me dit, "sale Française de merde". J'étais terriblement cho¬quée. Des gens impolis, il y en a partout, mais ce racisme-là je ne le vois qu'en banlieue, je n'ai
    pas de problème quand je fais mes courses à côté de mon lieu de travail, dans le sixième arrondis-sement de Paris ».
    Anne nous raconte d'autres événements où à chaque fois, une dispute éclate. Au-delà des incivilités, les insultes visent tout de suite ses origines : « Heureusement, ce n'est pas mon quo-tidien. Mais c'est après avoir pris conscience de la situation de Bastien que tous ces événements et ces insultes ont commencé à résonner en moi. Maintenant, je considère que c'est inacceptable donc je ne veux pas l'accepter et je veux que l'on reste ici, dans notre ville. C'est à ceux qui ne res-pectent rien de s'en aller ou d'être punis. »
    Entretien avec Hasan, père de famille : « On
    nous reprochait de ne pas être de "bons musul-mans " ».
    Hasan est père de trois enfants. Après avoir habité des années en banlieue parisienne dans des villes défavorisées, il a décidé de démé-nager, notamment à cause des pressions qu'il subissait. Il se dit musulman, mais il ne fait pas le jeûne du ramadan et consomme, de temps à autre, de l'alcool. Il n'a jamais imposé le jeûne à ses enfants qui n'ont jamais fait le ramadan.
    À l'école et dans la cité, lui et ses enfants ont subi de nombreuses pressions : « Quand on recevait des amis à la maison, il nous arrivait d'acheter une bouteille de vin ou de la bière. C'était tout à fait normal pour nous, mon épouse et moi, mais quand des voisins nous voyaient, ils nous regardaient avec mépris. » Ces regards n'étaient pas la seule manifestation d'hostilité : « Plusieurs fois, des voisins nous ont fait des ré-flexions sur notre consommation d'alcool. Il est arrivé que sur notre porte, on lise "gaouri", "har-ki". On nous reprochait de ne pas être de "bons musulmans" et c'est vite devenu très pesant. »
    Ces reproches et ces intimidations ont forcé la famille à se cacher : « On était obligés d'acheter les boissons dans des magasins se trou-vant plus loin de la cité. Ensuite, on cachait le
    tout avec des sacs noirs, non transparents. » L'autre difficulté pour eux était de ne pas manger en public lors du jeûne du ramadan : « La pre-mière fois, j'avais oublié que le jeûne avait com-mencé et j'étais allé prendre un café en bas de la cité. J'ai très vite compris que j'avais fait une erreur. Tout le monde l'a su. On m'a fait des ré-flexions et des sermons dans le meilleur des cas. Sinon, c'était des insultes, j'étais un vendu. Là encore, nous avons dû nous cacher, mais le plus grave, c'est la situation des enfants. »
    Ses enfants ont en effet subi le même type de pressions à l'école pendant le mois du jeûne. Des camarades de classe les invectivaient régu-lièrement et leur reprochaient de ne pas jeûner : « Le plus dur pour nous, ça a été de savoir ce qu'enduraient nos enfants. Mon fils me disait qu'à l'école, on lui demandait sans cesse pour¬quoi il ne jeûnait pas, s'il n'était pas musulman et qu'il commettait un péché grave. Il a, pendant longtemps, fait semblant de jeûner alors que ce n'était pas le cas ».
    Ce contrôle social était si difficile à vivre pour Hasan qu'il a tout fait pour déménager. « Je trouve cela désolant. Vous imaginez ? Nous sommes en France ! En France, on doit se cacher pour boire un verre de vin, pour ne pas faire le ramadan... Je suis musulman, mais à ma façon et je n'ai pas envie qu'on s'immisce dans ma vie

    privée, cela ne regarde que moi. Mais malheureu-sement, dans les cités, en tout cas dans celles que j'ai connues, ce n'est pas possible, on n'échappe pas au regard des autres. »
    Hasan explique que le racisme anti-blanc dans la cité est en fait un racisme contre ceux qui n'appliquent pas à la lettre certaines obligations religieuses de l'islam. « Je ne sais pas si on peut dire que c'est du racisme parce que je suis moi-même issu de l'immigration et que je suis mu-sulman. Mais en tout cas, c'est de l'intolérance contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Il dit qu'il se sentait plus proche des rares familles françaises de souche que de la plupart des familles issues de l'immigration.
    Finalement, Hasan a déménagé : « Cela a été un grand soulagement. On a commencé à avoir une vie normale, sans avoir à se cacher. J'ai le regret de ne pas avoir pu le faire avant, mais les prix sont tellement chers qu'on est contraint de rester dans les cités. Il a fallu travailler dur pour se sauver de cette situation. » Il déplore le fait de devoir fuir, mais il s'agit pour lui de l'unique solution : « Que voulez-vous qu'on fasse d'autre ? Rester là-bas et vivre un enfer, se ca¬cher, jouer le rôle d'une personne qu'on n'est pas ? Ou alors essayer d'imposer notre manière de vivre aux autres ? En réalité, il ne s'agit pas d'imposer, mais juste de leur faire accepter que
    l'on puisse être différent. Pour moi, c'est impos-sible parce que même s'il y a des familles qui respectent cela, on aura de toute façon une mau-vaise image auprès des gens, des voisins. »
    Le témoignage de Hasan montre donc un nouvel aspect du problème. Il existe un racisme anti-blanc mais plus généralement, on constate une intolérance envers ceux qui ont une manière de vivre différente, qu'ils soient issus de l'immigration, musulmans ou non.
    Entretien avec Fatma, étudiante : « Le racisme anti-blanc n 'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quoti¬dien ».
    Aujourd'hui étudiante en droit, Fatma a fait toute sa scolarité dans les villes défavorisées d'Île-de-France : « J'ai fait ma scolarité en France, mais j'avais l'impression d'être autre part, parfois en Arabie Saoudite ! On faisait toutes et tous le ramadan en même temps, ceux qui ne le faisaient pas, mais étaient musulmans étaient traités de harkis. Et on voyait aussi clai¬rement du racisme envers les Français de souche. » Française issue de l'immigration, elle s'est toujours sentie mal à l'aise avec ce qu'elle voyait.
    Protégée parce que du sexe féminin et musulmane, elle décrit cependant une violence quotidienne qui pouvait toucher n'importe qui : « En règle général, celui qui trinquait, c'était le Français de souche de la classe. Mais il ne faut pas croire qu'il était le seul à vivre les violences, nous aussi on en souffrait. C'est vrai que pour les filles, c'est plus facile parce qu'on ne frappe pas aussi facilement une fille qu'un garçon. Mais les moqueries fusaient en permanence, c'était la vio-lence au quotidien, surtout au collège. »
    Pour elle, aucun doute, il y a un véritable
    racisme anti-blanc qui s'exprimait régulièrement dans sa classe : «Un jour, alors que j'étais en sixième, le petit caïd de la classe va voir un ca-marade de classe et lui dit, "gros porc", l'insulte et le traite de tous les noms gratuitement. Le malheureux a répondu, et a essayé de se défendre verbalement. Le petit caïd n'attendait visiblement que ça et a commencé à le frapper, d'autres sont venus le brutaliser aussi. Quelques-uns l'ont ti-midement défendu. Quelle était sa faute ? Pour-quoi l'avoir choisi lui plutôt qu'un autre ? La réponse est simple, c'est parce qu'il est Français de souche qu'il s'en est d'abord pris à lui. »
    Elle a d'autres anecdotes qui vont dans ce sens. Elle s'étonne qu'on ne parle pas davantage de ce racisme. Elle ne veut pas nier l'existence d'autres formes de racisme et ne fait pas de hié-rarchie : « Souvent on entend qu'il ne faut pas faire de hiérarchie entre les racismes, que ce soit un racisme anti-noir, anti-blanc, anti-juif, anti-arabe... Je suis d'accord. J'ai vécu personnelle¬ment le racisme, un propriétaire a refusé de me louer son appartement quand il a appris mon nom en me disant qu'il a déjà été loué. J'ai demandé à une amie avec un nom français de le rappeler pour lui demander et il lui a dit que l'appartement était disponible. »
    Ayant donc vécu elle-même le racisme, elle considère qu'il faut en parler le plus possible
    pour faire évoluer les mentalités : « Pas de hié-rarchie, d'accord. Mais il faut dénoncer le ra¬cisme quel qu'il soit et je constate que le racisme anti-blanc n'est pas très connu alors que ceux qui vivent en banlieue le constatent au quotidien. Le racisme que j'ai subi, on en parle plus souvent, mais pour moi l'un n'est pas plus important que l'autre. Les deux sont à combattre de manière égale. » Elle veut une égalité de traitement des différentes affaires liées au racisme.
    Fatma pense qu'il est difficile de changer la situation : « Comment changer les choses, je n'en sais rien. D'abord en parler, pour que ça se sache, mais ensuite il faut faire quelque chose. Pourquoi ne pas inciter les élèves ou les gens victimes à porter plainte directement, à chaque agression, même verbale ? Je pense que pas beaucoup oseront parce qu'on a toujours peur des représailles, mais si tout le monde s'y met, ça peut changer la donne. Il faudrait que les adultes dans les écoles soutiennent les élèves. »
    Parmi les adultes qui ont, selon elle, un grand rôle à jouer, il y a avant tout les ensei-gnants : « Les profs pourraient avoir ce rôle de soutien aux enfants agressés et les inciter à porter plainte. Mais il est vrai que c'est tellement diffi-cile de tenir une classe dans ce genre d'établis-sement de banlieue que ce serait une charge sup-plémentaire pour des profs déjà dépassés. »
    Elle considère par ailleurs que les surveil-lants pourraient être plus actifs et plus vigilants : « Les surveillants que j'ai connus ne sont pas très actifs, ils contrôlent les entrées, surveillent les classes de permanence et surveillent la cour d'assez loin. Il faudrait leur donner un peu plus de pouvoir pour qu'ils incarnent vraiment l'autorité. »
    Enfin, elle précise que les familles issues de l'immigration vivant en banlieue parisienne ne sont pas forcément toutes racistes : « Moi dans ma famille, on m'a jamais appris que les Français de souche sont mauvais ou quelque chose du genre. Au contraire, on m'a toujours incitée à bien m'intégrer. Je ne suis pas la seule à être dans ce cas. »

    "Un tueur islamiste, qui plus est français et pas blanc-blanc, c’est terrible. Comment va-t-on dénoncer le racisme alors que ce tueur raciste devrait faire partie des victimes? Car il n’y a qu’un seul bon racisme, c’est le racisme blanc. Seuls les blancs portent la tare d’être racistes"

    tout à fait vrai

  • extrait du terrorisme intellectuel

    "Dans le domaine de l'insécurité, ceux qui suggérer qu'il pourrait y avoir une corrélation avec la poussé de l'immigration sont aussitôt étiquetés. Mais le fait es là, même si pèse sur lui un non-dit médiatique de cer mégatonnes. Journaliste au Point, Christian Jelen divulgué les chiffres suivants dans un livre courageu> qu'il n'a pas pu tenir en main, étant mort après avoi terminé son manuscrit. Sur les 511 542 personne mises en cause par la police en 1997, 119 694 étaien étrangères, soit 23 %. Sur 53 845 détenus fin 199"i 13 180 (soit 24 %) étaient étrangers. Mais le plus déli cat est ceci : en 1997, une estimation de la Directio: centrale des Renseignements généraux identifiait, dan toute la France, un échantillon de 724 meneurs d violences urbaines, âgés de 16 à 25 ans. 60 étaien maghrébins, 15 africains et 406 français. Mais sur ce 406 Français, 48 seulement portaient un nom et u: prénom de consonance européenne."

    la propagande SOS racisme a l'air d'avoir beaucoup d'effet sur toi !!!!

    dans la prison pour lourdes peines à Roanne 80% des détenus sonts d'origine étrangére, alors que les étrangers sonts quand même une minorité en france étonnant non.

    suite du même livre

    "Jelen était juif. L'aurait-on accusé de racisme ? Ave beaucoup de justesse, ce transgresseur de tabous remai quait que « des jeunes ne deviennent pas délinquants cause de leur origine, mais parce qu'ils sont culturelle ment mal assimilés et socialement mal intégrés, ce qv ne les réduit pas pour autant à l'état d'innocente victimes. Reconnaître leur " surdélinquance ", ce n'est pas verser dans le racisme, mais au contraire le combattre. Car le racisme, pour se développer, a besoin d'immigrés qui refusent nos mœurs et nos lois 6 ».
    L'hypocrisie est totale quand la radio ou le journal du matin évoquent des troubles provoqués par une bande de « jeunes ». Devant son petit déjeuner, tout le monde sourit : tant pis pour les antiracistes.
    Mais les racistes se trompent tout autant. Dans les sociétés musulmanes traditionnelles, les chefs de famille exercent sur leurs enfants une autorité sans partage, et ne plaisantent pas avec les incartades. Si certains jeunes issus de l'immigration tournent mal, ce n'est pas en raison de leur ascendance. C'est qu'ils échappent à leur famille, et qu'ils ont rompu avec ses traditions. Non intégrés, ils sont à la fois étrangers à leur culture d'origine et à la culture française. Ils se raccrochent alors à la culture que leur délivrent le cinéma et la télévision, avec ces films américains où l'on vit dans la rue et où l'on dégaine plus vite que son ombre : culte de la force, violence, loi de la jungle.
    Le chantier de l'immigration tient des travaux d'Hercule, mais sa réussite est un impératif catégo¬rique pour la collectivité nationale. Maîtriser le flux des entrées sur le territoire (en coopération avec les Etats européens), restaurer l'autorité publique, soute¬nir la famille, retrouver la mission de l'école, réduire le chômage, et sans doute lutter contre les préjugés raciaux, telles sont les conditions préalables à l'intégra¬tion des nouveaux venus dans le destin collectif du pays. Mais une chose est sûre : on s'en sortira en fai¬sant d'eux des citoyens français, et non des sans-patrie. "

    on n'intégrera pas ces jeunes en les faisant passer pour des victimes, mais en ayant des attitudes pour qu'ils respectent la France.

    http://www.communautarisme.net/Violences-dans-les-banlieues-regarder-la-realite-en-face_a646.html

    "Cela implique l’acceptation de l’ambivalence de son histoire en étant conscient qu’aucun peuple en l’affaire ne dispose d’un blanc-seing et un patriotisme qui ne se confond pas avec le nationalisme chauvin et xénophobe. À l’inverse, toute une idéologie gauchisante minoritaire au sein du milieu associatif réduit l’histoire de notre pays à ses pages les plus sombres et renforce la mentalité victimaire des jeunes désaffiliés en présentant leur situation dans la continuité de celle qui fut celle des esclaves et des peuples colonisés. Cette idéologie travaille à l’encontre de l’intégration et elle peut recouper ou se trouver mêlée à des thèmes fondamentalistes musulmans. Sans nier les pages sombres de notre histoire, l’intégration implique la conscience des acquis de notre histoire et le partage d’un patrimoine culturel commun. C’est aussi dans ce cadre, que l’éducation populaire peut retrouver un nouveau souffle. La citoyenneté n’est pas l’affichage des différences dans une logique de victimisation, mais elle implique le souci de partager les acquis de notre propre histoire et de créer un avenir commun. "

    Lettre ouverte d'un major de gendarmerie. Que du plaisir !

    Lisez cette lettre ouverte, écrite par quelqu'un qui n'a pas froid aux yeux; qui sait utiliser les mots adéquats et chose rare, qui signe sa lettre.

    Surtout n'oubliez pas de la faire suivre.

    Lettre ouverte en réponse au Président du MRAP (très bien tournée; elle fait bien plaisir à lire !)
    ==========================================================================

    Monsieur,

    Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l'Assemblée nationale intitulé "Du racisme anti-arabe à l'islamophobie".

    Vous y avez dénoncé, en France, " les mosquées souillées, les discriminations à l'emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l'endroit des populations et des lieux de culte musulmans.

    Vous avez montré du doigt l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à un réveil de l'opinion publique, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles.

    Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes.

    De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu'ils appellent (à tort) l'invasion islamo-maghrébine.

    De cet afflux de populations inassimilables qu'ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité.

    De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l'afflux de populations qui, ayant chassé l'occupant raciste des territoires qu'il exploitait, ont rendu ces terres à l'heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l'ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.

    De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin Sniper qui chante, par exemple : " La France nous ronge, le seul moyen de se faire entendre est de brûler des voitures. La France est une garce. On nique la France. "

    Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n'entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d'entendre des hexagonoïdes chanter qu'ils niquent la France, et qu'ils baisent leurs mères.

    C'est sûr qu'il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de baiser notre mère et de niquer notre pays, mais c'est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.

    Et ils ont tort. Vous avez raison !

    Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu'ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ?

    Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal.

    La dignité de l'endroit ajoute à la force de votre réquisitoire.

    Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled.

    C'est sur place, chez eux, alors qu'ils sont encore libres, qu'il faut alerter les milliers d'Afro-musulmans et d'islamo-maghrébins qui s'apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.

    Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse: la France raciste ne veut pas d'eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.

    Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit.

    Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.

    D'ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n'hésitez pas: brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.

    Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.

    Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants.

    Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.

    N'hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d'humiliation, d'exploitation qu'ils vous ont infligée : privez-les de la chance que vous représentez.

    Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis.... Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis,

    D'abord cela leur épargnera l'insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier. Ils seront bien punis, les racistes !

    Songez-y, Monsieur Aounit: ils auront l'air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, Les Hortefeux, Besson les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d'horizon, l'ultime avion s'étant évanoui dans l'azur, la dernière camionnette étant passée de l'autre côté de la frontière, ils découvriront qu'ils sont désormais entre eux ?

    Entre racistes.

    Tout seul.

    Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir.

    Cette lettre circulait par EMail dans un petit circuit, maintenant osons la diffuser largement.

    Cordialement

    Major Alain PINON Chef de l Unité des Moyens Aériens

    29, rue Henry FARMAN Paris

    Tél. : 01.53.98.20.05 / Fax. : 01.53.98.20..12 Portable : 06 88 21 67 70

    Mail : alain.pinon@interieurgouv.fr

    A FAIRE SUIVRE !!!

  • @ Sek,

    J'entends votre critique. Je prends le fait que je vais vite et sans démonstration argumentée pour assimiler fascisme et islamisme. D'abord, vous avez compris que je n'assimile pas islam et islamisme.

    Celui-ci a en commun avec le fascisme la volonté d'hégémonie sur un peuple, le fait de prendre un bouc émissaire, la violence affichée et recommandée contre "l'ennemi", la contrainte sociale par des polices politiques et par des mouvements de foule, la manipulation des foules (souvent par une forme directe ou implicite de terreur), la virulence du discours, la référence à une autorité transcendante (Etat-nation sauveur chez Mussolini, Race aryenne chez Hitler, absolu religieux dans l'islamisme). Tous ont aussi en commun le fait de squatter le pouvoir tout seuls, sans partage. Et de vouloir détruire totalement "l'ennemi".

    Je pense aussi aux affinités entre les nazis et certains islamistes sous le régime nazi.

    Est-il possible de relier AQMI au fascisme? Je pense par exemple que les talibans, qui soutiennent Al Qaeda, ont des caractéristiques fascistes. Si l'AQMI se réfère à Al Qaeda, il est en affinité avec ces caractéristiques. Peut-être vais-je un peu vite pour faire le lien. Mais je pense aussi que l'on ne peut exclure ce lien. Pour autant je me refuse à assimiler l'ensemble des musulmans à ces caractéristiques. Même si je trouve que certains musulmans de France ont des comportements peu acceptables dans notre culture.


    En ce qui concerne l'étiquette de raciste, je reconnais aussi que c'est rapide. Mais comment comprendre autrement le choix du tueur, tant pour les origines des militaires que pour la confession des tués de l'école juive? N'y a-t-il pas un choix délibéré?

    Je pense par exemple que le Hamas, dont la charte appelle à la destruction d'Israël, prêche une forme de racisme (l'antisémitisme étant un racisme). D'autre part le réflexe du journaliste me paraît aussi relever d'une forme moins visible de racisme, mais bien réelle quand-même, dans la mesure où il est évident qu'il oppose le pas blanc-blanc d'origine algérienne au nazi. Celui-ci doit donc être comme en 40: blanc et européen. C'est une forme de stigmatisation liée à l'appartenance ethnique. Et si je réponds à ces propos de manière sèche c'est qu'ils contiennent implicitement ce que j'écris à propos du racisme.


    Je dois cependant convenir que l'écriture de ce billet hier en fin de soirée m'a laissé en partie insatisfait et je l'ai retouché ce matin. Je reste cependant avec une insatisfaction. Je ne suis pas certain que l'angle d'approche soit assez clair.

    Et puis, quand je réagis un peu plus viscéralement (et cela arrive quand on culpabilise du "blanc", simplement parce que je suis blanc et ne me reconnais pas dans les arguments de la culpabilisation - sans compter que les non-blancs n'ont rien à nous envier en matière de racisme) je suis parfois moins rigoureux et moins nuancé. Je le reconnais.

  • @homme libre:

    Ne tombez surtout pas dans le piège grotesque de l'UMP-FN qui est un grand parti fasciste.

    Montrons leur qu'on les emmerde ces politichiens minables, abstenons nous de voter.

    Le vote sert d'une façon ou d'une autre le capitalisme et les nantis qui eux à défaut de rester riche prospère de plus en plus. Surtout ne nous focalisons pas sur ce seul point d'un point de vue politique.

  • ""Mohamed Merah est un tueur raciste, peut-être aux ordres d'une secte fascisante et criminelle, AQMI, qui prétend agir au nom de l'islam. Mais cela aurait été plus simple s’il avait été nazi."

    C'est vous Sek que la vérité dérange. Et pour vous paraphraser, je ne m'attendais pas à mieux de la part de l'auteur de ce blog et en apporte les preuves avec mes copier/coller - ne vous en déplaise - de ce qu'avance hommelibre dont les billets sont remarquables d'honnêteté intellectuelle surtout dans le cas présent.


    Canada : une version fasciste de l'islam importée à l'école publique

    "Le Star s'est rendu à l'école Valley Park de Toronto pour observer le service de prière :

    Des bénévoles ont installé des barrières divisant la cafétéria. Les garçons sont entrés à l'avant, ils ont enlevé leurs chaussures et formé quatre rangées. Les filles sont entrées par l'arrière, elles ont enlevé leurs chaussures, mis des foulards et des châles pour couvrir leur tête et leurs bras et se sont installées derrière les barrières. Les filles qui ont leurs règles s’assoient à l’arrière ; elles ont le droit d’écouter la prière, mais pas d’y prendre part. Le service de prière se déroule en arabe et l’école ne supervise pas ce qui se dit.

    Pour le Toronto District School Board, la charte des droits et libertés prévaut sur toute autre loi:

    Après plusieurs jours de silence, le directeur de l’éducation du TDSB, Chris Spence, a émis une déclaration vendredi en fin de journée disant que la Charte canadienne des droits et libertés a préséance sur la Loi sur l’éducation de l'Ontario et que la commission scolaire de Toronto a «l’obligation» d’accommoder les besoins religieux des élèves. Les écoles publiques, écrit Spence, doivent prendre les «mesures requises pour accommoder les membres de groupes religieux qui affirment que les activités ou les exigences de la commission scolaire briment leur capacité d’exercer leurs croyances ou pratiques religieuses».

    Tarek Fatah accuse les autorités scolaires d'importer une version fasciste de l'islam :

    Qu’en est-il de la séparation des garçons et des filles pendant les séances de prières ? Le TDSB accommode l’une des formes les plus radicales et patriarcales de l'islam et ne s’est pas donné la peine de la remettre en cause, a dit Fatah. «Comment le TDSB peut-il choisir la pire forme de ségrégation sexuelle et dire que c’est cela l’islam ? Le TDSB se rend coupable d'importer la version de l’islam émanant des fascistes islamiques.»

    Sources : Parent Central et Toronto Sun. Traduction par Poste de veille

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    "Dès lundi dans l'après-midi, pourtant, cette piste se dégonfle : les trois militaires ont été entendus et sont "hors de cause". Impossible d'exclure toutefois une autre piste d'ultra-droite, mais les recherches s'orientent dès lors plutôt vers les islamistes. A juste titre.


    D'où vient aujourd'hui le malaise des militaires, souvent prompts, il est vrai, à se sentir mal aimés ? Ils ont ressenti dans les médias et une partie de l'opinion, expliquent-ils, l'existence d'un véritable désir que cette thèse soit la bonne. "Cela arrangeait certains" affirment-ils. "Un tel crime ne pouvait être que le fait de paras avinés et nazillons". Ce que Marcel Aymé appelait le "confort intellectuel"...

    Le problème est que les quatre premières victimes (trois morts et un blessé) étaient militaires et paras ! Qu'importe : ce n'étaient pas les militaires qui étaient visés mais les maghrébins et les noirs. On affirma un peu vite que les trois morts étaient musulmans, alors que - comme nous l'affirmions dès lundi midi, l'un d'entre eux (Abel Chennouf) était catholique !

    Finalement, c'était bien des militaires qui étaient visés, uniquement parce qu'ils étaient militaires. Comme c'était bien des Juifs qui étaient visés, uniquement parce qu'ils étaient juifs. Et par un assassin qui n'avait rien à voir avec un para facho : un petit voyou fanatisé par l'islamisme. "On a eu l'impression que certains étaient déçus..." constate un militaire.

    Samedi 24 Mars 2012
    Jean-Dominique Merchet - Marianne2

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    Un groupe lié à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué, dans un communiqué mis en ligne jeudi, la tuerie de Toulouse (..) Le texte, signé par l'organisation "Jund al-Khilafah" (les soldats du Califat) qui a par le passé revendiqué des attaques en Afghanistan et au Kazakhstan, a été publié sur le site Shamikh, qui diffuse généralement les communiqués d'al-Qaida.

    Selon le communiqué, la tuerie de Toulouse (France) a été perpétrée par "Youssef le Français", qualifié "d'un des chevaliers de l'islam".

    Cette opération bénie a ébranlé les piliers sionisto-croisés dans le monde entier (…) et nous la revendiquons », affirme le texte. Il appelle le gouvernement français à « reconsidérer sa politique à l’égard des musulmans dans le monde » et « abandonner ses tendances hostiles envers l’islam (…) », estimant qu’une telle politique ne lui apportera que « le malheur et la destruction »."

    Le Point.Fr - source AFP



    Si cela n'est pas du fascisme, cela s'apparente....!


    Dernière intervention pour ce soir. Un autre etc etc

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