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Climat : 2023, année de l’effondrement ?

Climat : 2023, année de l’effondrement ?

Je prends comme titre celui d’un forum de la RTS de ce jour. Le Nouvelliste a publié presque le même: « L’effondrement climatique a commencé. »

 

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Sur France 24, qui relaie le secrétaire général de l’ONU, le même titre: « L'effondrement climatique a commencé. »

J’écoute ensuite un débat sur TPMP, avec deux activistes climatique qui, si j’ai bien compris, ont participé au commando qui a peint les portes de l’Élysée en orange. L’une, prénommée Catalina, se lance dans une diatribe larmoyante, savamment dramatisée (https://www.canalplus.com/ch/divertissement/tpmp-1-ere-partie/h/8946028_50013, des 9.25’’). Elle invoque le droit à sauver sa vie et celles de ses enfants, afin qu’ils ne crèvent pas la bouche ouverte dans 30 ans.

Ils ne crèveront pas. Le nouveau président du Giec, Jim Skea, élu en juillet, a lui-même déclaré:

« Avec un réchauffement de 1,5 degré, le monde ne va pas s’effondrer. »

Il ne nie pas les difficultés à venir et ajoute:

« Le monde ne disparaîtra pas s’il se réchauffe de plus de 1,5 degré. Ce sera cependant un monde plus dangereux. Les pays seront confrontés à de nombreux problèmes et à des tensions sociales. Et pourtant, il ne s’agit pas d’une menace existentielle pour l’humanité. Même avec un réchauffement de 1,5 degré, nous ne disparaîtrons pas. »

Donc le patron du Giec considère qu’il n’y a pas de menace existentielle pour l’humanité et qu’elle ne disparaîtra pas. Il dit exactement le contraire des activistes type Catalina.

 

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Venons-en à ce mot: effondrement. Effondrement du climat? Cette expression n’a strictement aucune signification dans ce cas, et l’on peut regretter qu’une large partie de la presse se livre à cette course au sensationnel.

Le climat est la tendance constante sur long terme pour une région donnée. Si certains paramètres varient, le climat peut changer, mais il est toujours le climat. Il ne s’effondre pas, comme un vase brisé dont il ne resterait plus rien qu’un chaos indescriptible. Il se déplace mais ne s’effondre pas.

Des êtres humains vivent sous tous les climats, l’humanité n’a pas disparu pour autant. Croire que l’on va disparaître, que nos enfants vont crever la bouche ouverte dans 30 ans, c’est une nouvelle forme d’hubris émotionnel, une écopanique qui se nourrit des pires frayeurs que notre imaginaire peut produire. Et la dame Catalina fait bien le job compassionnel.

Partout les être humains survivent. Ils survivent à tout. Seule la longue sécheresse est capable, parfois, de les faire quitter leur homeland.

Effondrement est un terme qu’ils n’expliquent d’ailleurs pas. Pas besoin: la frayeur qu’il doit suggérer suffit en elle-même. Le nombre fait loi, le nombre fait autorité. Il devient difficile de penser autrement, de contester en argumentant, de garder la tête froide, et penser par soi-même demande plus d’effort que d’habitude.

 

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Oser seulement se demander si l’alarmisme n’est pas exagéré devient un crime contre l’humanité. J’exagère à peine. On est vite jeté dans la fosse des mauvais, comme le prix Nobel de physique 2022, John Clauser.

Après avoir reçu son prix il a critiqué la notion d’urgence climatique.

« À ses yeux, cette « dangereuse corruption de la science menace l’économie mondiale et le bien-être de milliards d’êtres humains. »

Il devait donner une conférence au FMI sur le thème: « Quelle confiance peut-on accorder aux prédictions climatiques du GIEC ? Parlons-en. » Un sujet parfaitement légitime quand on constate que presque tous les modèles de température proposés par le Giec donnent des chiffres très nettement au-dessus de la réalité observée.

De nombreux spécialistes en discutent d’ailleurs, il n’y a rien d’étonnant ou d’anormal à proposer ce sujet. Après tout, il concerne les êtres humains, pas les seuls spécialistes.

Résultat: sa conférence a été aussitôt annulée. Les tenants de la doxa apocalyptique déterminent à qui ils laissent la parole.

L’honnêteté des climatistes a ses limites.

 

 

 

Catégories : Environnement-Climat 6 commentaires

Commentaires

  • Ce concept d'"effondrement", totalement déplacé en matière climatique, comme vous le soulignez, n'a rien à envier à celui d'"ère de l'ébullition", avancé par le même personage! Mieux vaut en rire! Bien à vous!

  • Pourquoi toujours minimiser le réchauffement ?
    Même si le terme "effondrement" est probablement excessif, 2023 marquera certainement le début d'un emballement climatique.
    Quant à John Clauser, malgré son prix Nobel de physique, c'est un vulgaire climato sceptique, de plus membre de la "CO2 Coalition", un think tank conservateur et climato-dénialiste…

  • Les mots, et ce que l'on met derrière eux, ont une importance. "L'effondrement climatique" est le type parfait d'une manipulation, même si le but est de faire prendre conscience de la nécessité d'une baisse de la production de gaz à effet de serre. Une noble intention n'a pas besoin d'exagération. C'est d'ailleurs contre-productif car on finit par ne plus adhérer à une idée quand les hâbleurs s'en mêlent. Les scientifiques du GIEC n'ont pas besoin d'en rajouter et les paroles de son président me paraissent honnêtes mais ne sont pas celles que l'on entend dans certains médias qui, manifestement, utilisent la peur comme moyen de convaincre les sceptiques. C'est ce que dénonce Homme-libre, et il a raison.

  • Je pourrais vous répondre: pourquoi toujours maximiser le réchauffement? Je ne crois ni à la catastrophe ni à l'urgence. Je trouve de plus en plus insupportable et malhonnête le battage alarmiste.

    Climato-sceptique? Je me moque des catégories destinées à discréditer. C'est plutôt d'ailleurs un compliment. Etre sceptique est scientifique, croire est de l'ordre de la religion. Mis à part cette considération, les sceptiques posent de vraies questions.

    Malheureusement malgré les mots de son président le dernier rapport remet la courbe des températures en crosse de hockey de Mann, après avoir été retirée. J'imagine la bataille des lobbys pour arriver à cela, comme pour se mettre au goût woke. Les choix du Giec sont politiques.

  • Soit : "vous ne croyez ni à la catastrophe ni à l'urgence" en dépit du réel, donc vous êtes aussi dans une croyance religieuse… le déni !
    Si le GIEC serait politisé parce qu'il faut bien réagir, le climato scepticisme l'est tout autant dans sa politique du laissez-faire afin de ne pas gêner l'industrie fossile.
    Bien à vous.

  • Soit : "vous ne croyez ni à la catastrophe ni à l'urgence" en dépit du réel, donc vous êtes aussi dans une croyance religieuse… le déni !
    Si le GIEC est politisé parce qu'il faut bien réagir, le climato scepticisme l'est tout autant dans sa politique du laissez-faire afin de ne pas gêner l'industrie fossile.
    On peut tout à fait être un bon conservateur et suivre les recommandations du GIEC.
    Bien à vous.

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