Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Alinghi-Oracle: les voyants sont au rouge

Quelle Pythie aura pitié de cette course qui prend l’eau? Faut-il en appeler à madame Irma pour désigner le vainqueur? Le charabia des chars à voile en devient presque de la res-quille. Les actions en justice (hé ho, petit matelot) fait retomber le soufflé d’Eole, et l’on assiste à une tentative de kidnapping judiciaire de l’aiguière d’argent. Le chemin est encore long de la coupe aux lèvres.

alinghi1.jpgPas besoin d’être devin pour voir la stratégie judiciaire: gagner (du temps ou la course) sous le marteau des juges plutôt que sur l’écume des mers. Cela augure mal de la suite de la course prévue en février.

Il y a du vent dans les voiles. La Sybille aurait besoin d’être aidée par quelque bon météorologue pour deviner le sens des courants, sous peine d’être noyée dans une dépression hivernale impitoyable et de devenir complètement cirée. De quoi donner envie d’envoyer l’américain se faire cuire un oeuf - à la coque.

La tempête fait donc rage et Oracle, ô désespoir, voit rouge et botte - de caoutchouc - en touche. Ce n’est pas la burqa, ce sont les voiles qui posent problème. Produites aux USA sous brevet suisse, elles sont montées chez nous. Ca ne suffit pas, s’échauffe Larry Ellison. On a bien compris que les enjeux ne sont pas que technologiques dans ce laboratoire à performances qu’est devenue la coupe de l’América.

Et de repartir en justice, ce qui peut prendre encore quelques mois en comptant sur le recours d’Alinghi en cas de décision défavorable. Du temps gagné pour perfectionner un bateau yankee qui semble manquer de jus. Et si, d’aventure en aventure, la date du 1er mai était atteinte, le team suisse pourrait bien choisir à nouveau Ras al-Khaimah comme lieu de course. Histoire de désensabler les écoutilles du devin américain.

Je ne suis pas voyant et les oracles du destin sont impénétrables. Alinghi a-t-il formaté une course de façon trop perso? Ellison n’est-ils qu’un teigneux revanchard? En tous les cas cette histoire d’eau assez peu érotique continue à faire des vagues.

Mais ce ne sont pas celles des bateaux.




PS: Les otages suisses en Libye auraient bien aimé ne pas faire de vagues. C’était sans compter sans le grand timonier K-dhafi, qui n’aime rien tant que faire tourner la barre dans tous les sens et donner le mal de mer à nos politiciens.

desert-pierres-sable.jpg

Catégories : sport 5 commentaires

Commentaires

  • Ceci d'autant plus que le Deed of Gift stipule que le voilier doit être propulsé par des voiles. Oracle a maintenant non plus une voile mais une aile, donc Alinghi peut très bien à son tour faire appel à la justice.

  • En effet. Ce serait assez cocasse de voir Oracle sanctionné pour son aile...

  • Les milliardaires s'amusent? Et bien nous allons leur fournir les armes pour s'amuser, John. Vous n'avez pas quelques canons dans vos malles informatiques, quelques bons sabres bien aiguisés, et des cordes bardées d'ancres? Ensuite, on pourra assister à un vrai spectacle de cancres pirates s'étripant entre gens de noblesse gaspillant leurs milliards dans les tribunaux. Je monte sur le bateau suisse, et vous sur l'américain. Et on distribue la marchandise. Vive Carnaval! C'est pas à cette date qu'ils doivent valser à Valence, nos fameux marins? Bonne journée à vous. P.S. A la fin du combat, on récupère les cartes au trésor bancaire de ces Messieurs et on se barre sur une île. Chiche!

  • J'avoue que le drame Alinghi me bassine, mais me bassine... Dans le fond, je plains ces milliardaires qui peuvent perdre autant d'énergie et d'argent pendant que les autres leurs fournissent les fonds, par leur travail, pour qu'ils étalent à ce point leur manque réciproque de fair play et de sportivité.

    Quant à la bassine, on pourrait en faire un esquif et aller rire dans la mare aux canards entre copains. Ceux qui, selon Brassens, passaient d'abord. Je suis sûre qu'on s'amuserait bien, qu'on pourrait même épicer cela de quelque "challenge" (le premier qui rallie le Port Noir depuis la jetée des Pâquis, par exemple), doté d'un prix mirifique, genre une coupe glacée à côté de la Bise, ou une coupe de champ' au Yacht Club de Genève.

    Alors, chiche, cet été ? Et tant pis pour le Carnaval de Valencia et les tristes clowns.

  • Anne-Marie, ça serait assez cocasse, la traversée de la rade en bassine!

    Pour le reste, je ne suis pas contre le fait que des gens à gros moyens financiers investissent dans un projet qui a des retombée, technologiques entre autres. Mais cette bagarre de chiffonniers est déplorable.

Les commentaires sont fermés.