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France, l’ornière de la violence (1)

France, l’ornière de la violence (1).

Victime de harcèlement scolaire, un adolescent de 14 ans s’est suicidé il y a quelques jours en France. C’est le suivant d’une liste déjà trop longue, dont Lindsay au printemps.

 

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Ailleurs, à Marseille-sur-Chicago, c’est l’insupportable qui survient. Au troisième étage d’un immeuble une étudiante de 21 ans, Socayna, reçoit une balle perdue dans la tête. Quelques secondes plus tard sa mère et sa petite soeur la découvrent en sang. Elle est décédée depuis.

Des dealers ont tiré des rafales de kalach pour terroriser le quartier. Tueur vivant et en fuite, innocente morte.

À Marseille et ailleurs on dénombre les victimes de balles perdues, dont des jeunes enfants. Si l’on ajoute les rixes sans raison ou pour un simple regard ou mot, la France devient un pays où le crime prospère et où la sécurité, sans laquelle il n’y a pas de liberté, n’est plus assurée. La réponse pénale est trop favorable aux délinquants. Il y a comme une odeur d’impunité..

Je ne parle même pas des caillassages de la police, de pompiers et de personnel médical. Ni des crimes de toute sorte qui remplissent nos faits divers.

Ni des émeutes. Parole du Ministère de l’Intérieur:

« Selon la préfecture de police pour sa zone de compétence (Paris et petite couronne ndlr), une grande majorité des émeutiers interpellés sont des jeunes individus de nationalité française, mais originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. »

 

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Je sais, on est en général taxé de facho ou extrême-droite quand on dit cela. Je rigole. Ceux qui nient cette évaluation n’aiment pas ceux qui en parlent. Ils pratiquent contre eux l’adage bien connu en vue de les discréditer moralement: « Si tu veux abattre ton chien, dis qu’il a la rage. »

Alors on s’en fiche, laissons les dire leur sottises et gardons le cap. Mais demandons-nous d’où peut provenir cet enfoncement dans une violence devenue trop ordinaire.

Une première piste concernant les harcèlement à l’école est l’attitude des autorités scolaires. Cette attitude est largement dénoncée par des parents de victimes et des responsables d’association. Comme dans le cas de l’adolescent qui s’est suicidé au début septembre.

Les parents avaient alerté les responsables de l’établissement depuis ce printemps, sans qu’aucune réponse ne leur soit apportée. Ils déposent alors une main courante au commissariat. Ils disent notamment:

« Il est incompréhensible que vous puissiez laisser un adolescent subir une telle violence verbale et psychologique dans votre établissement sans réagir d’une quelque manière, aussi allons-nous déposer plainte et vous considérer comme responsable si une catastrophe devait arriver à notre fils. »

 

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La réponse du rectorat est simplement hallucinante. Il refuse d’entrer en matière et menace les parents de plainte pénale pour dénonciation calomnieuse. Le proviseur met en doute la réalité du harcèlement. Soit, cela peut se discuter, des ados peuvent inventer pour diverses faisons. Pour le savoir  il suffit de diligenter une véritable enquête.

Mais le proviseur a pris une position dure et menaçante exprimée dans un courrier aux parents. Le nouveau ministre de l’Éducation parle d’un courrier de la honte. Quelques extraits:

« Vous avez remis en cause les fonctions et menacé de dépôt de plainte le personnel de direction du lycée professionnel […] Vous avez reproché à ce dernier sa passivité face à un supposé harcèlement subi par votre enfant. Les propos que vous avez tenus et le comportement que vous avez eu envers des personnels de l’Éducation nationale dont le professionnalisme et l’intégrité n’avaient pas à être remis en cause de la sorte, sont inacceptables. »

Plus loin on dirait le Politburo:

« Dans l’intérêt de votre enfant et par souci d’exemplarité à son égard, je vous enjoins d’adopter désormais une attitude constructive et respectueuse envers les autres membres de la communauté éducative (…). Je serai contrainte, le cas échéant, de prendre toutes les mesures nécessaires tant au bon fonctionnement du service public de l’Éducation nationale qu’à la protection et la sécurité des personnels qui y concourent. »

 

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Une tentative de résolution du problème avait pourtant été organisée au printemps, sans résultat selon les parents.

« En mars 2023, les parents ont été reçus par l’établissement. Les élèves mis en cause ont eux aussi été reçus, et leurs parents ont été contactés. Un échange de courriers a par ailleurs eu lieu courant avril entre la famille et l’institution scolaire sur la situation du jeune garçon, la famille dénonçant, dans ce courrier, l’absence de mesures suffisantes prises face à cette situation. »

L’enquête diligentée précisera peut-être les détails de cette affaire. À ce stade on peut néanmoins être abasourdis par cette lettre du proviseur.

Il y a également une autre piste pour tenter de comprendre la faiblesse de la réponse pénale face à la violence: la philosophie d’inversion d’une partie de la Justice en France. J’y viendrai dans la seconde partie de cette note.

 

 

Suite à venir.

 

 

 

Catégories : Politique, société 3 commentaires

Commentaires

  • L'autorité scolaire devrait retourner sur les bancs de la formation pédagogique et faire un peu de psychologie et de psychanalyse.

    Puis-je me permettre de donner un conseil aux parents de leurs enfants victimes de violences et de harcèlement.
    Si l'enfant est jeune, (école primaire) et qu'il refuse de retourner à l'école le lendemain, c'est signe qu'il a vécu une épreuve terrible avec les autres enfants ou avec un enseignant. Si l'enfant persiste pendant plusieurs jours à refuser d'y retourner, il faut, à ce moment là, lui accorder de ne pas y retourner et d'écrire à son enseignant que l'enfant est certainement souffrant et que vous le gardez à la maison pour qu'il reprenne confiance. Vous le gardez en observation.

    Un enfant scolarisé, n'aime pas être privé d'école et de ceux qui ne lui ont rien fait. En général, il demandera, de lui-même de pouvoir y retourner mais avec appréhension.

    Autres signes graves:
    les supplications, les crises de larmes.
    l'auto-isolement dans sa chambre et dans le silence.
    l'absence d'appétit.
    Le refus de la présence des parents en salle-de-bain.
    Le refus de se déshabiller devant eux, alors qu'habituellement, il le fait sans le penser.

    Il serait temps de parler à son pédiatre et de l'emmener le voir.
    Un examen de routine peut révéler bien de choses inimaginables. Premièrement, sa réaction négative pour cette visite médicaleest parlante.
    Ensuite, sa résistance à se dévêtir pour l'ausculatation.

    Sur certains enfants, on découvre des marques anciennes et récentes de coups.
    Son corps meurtri vous parle.

    L'autre violence, verbale et comportementale, subie sera plus difficile pour lui de l'exprimer avec des mots, mais un congé est toujours judicieux. Pendant cette période, l'enfant aura réfléchi à la manière d0nt il présentera les sévisses qu'il a subis.N'oublions pas que les menaces de représailles collectives sont monnaie courante si la victime s'avise à en parler à ses parents.

    Donc, pour les enseignants, et surtout pour l'autorité scolaire, lorsque des parents sollicitent un congé plus ou moins long pour leur enfant, au lieu de sanctionner les parents, ils feraient bien d'offrir aux parents la possibilité de se rencontrer pour un échange d'informations. Et de prendre l'initiative d'un dialogue et d'un suivi.

    Personnellement, je crois que la pédagogie est tristement absente dans ce milieu de l'enseignement. Administratifs, directeurs ou inspecteurs, sont très éloignés de ces problèmes. On se demande pourquoi ils se destinent à l'école.
    La gestion des relations humaines entre enfants, enseignants et parents devrait être la préoccupation première bien avant l'économat, les RH ou l'organisation des sorties..

    Quand il s'agit d'adolescents, il est judicieux de proposer à son enfant une personne dont il a confiance pour qu'il puisse se livrer et un peu se libérer, ou bien de voir un psychologue, lui assurant que ce qu'il dira au psychologue ne sera pas communiqué aux parents sauf s'il le souhaite: lui faire comprendre qu'il y existe, ble et bien, le respect factuel de la confidentialité.

    Aujourd'hui, nous avons les moyens technologiques permettant d'offrir les cours à distance. L'enfant en congé devrait pouvoir en bénéficier.
    Ce laps de temps de retrait, pour lui, sera une porte de secours qui lui fournira des conditions propices pour qu'il puisse s'ouvrir et s'exprimer librement, sans prendre de retard sur le cursus. commun.

    C'est un problème de respect de l'autre qui doit être débattu devant les enfants et avec eux. La présence de parents devrait même être souhaitée.

    Par ailleurs, il est évident que l'immigration massive et le moralisme dévoyé des partis politiques ont semé les graines de violence sur un fertile terreau d'auto-censure et d'auto-musellement.
    Sachant cela, les colonies de réfugiés ou de migrants de toute la planère peuvent faire régner la loi de la terreur auprès des autochtones peu ou pas habitués à la jungle.

    La revanche de leurs frustrations sur des enfants sans défense est, pour eux, une source d'assouvissement.

    A l'école des parents, il faut oser introduire cette thématique dans leur éducation.

    Un tout petit exemple de mon recueil de doléances des parents.

    Une maman s'était plainte de la non suveillance dans la cour de récréation et du laisser faire total quant à la violence exercée par plusieurs gamins sur son enfant de 7 ans. Elle s'était entendue répondre par sa maitresse d'école: " Votre fille n'a qu'à se défendre. Vous la surprotégez et vous verrez que cela se retournera contre vous plus tard. Vore fille vous dansera sur le ventre..."
    L'enquête privée révèlera que l'enfant subissait un vrai lynchage physique tous les jours par une horde de 8 gamins dont trois d'entre eux menaient le bal, ils étaient âgés de 13 ans mais leur petite taille leur en donnait 7 à 9 .
    Inutile de dire que c'était des étrangers scolarisés parmi les tout petits de l'école primaire pour qu'ils se familiarisent à la langue du pays. On apprendra par la suite, que ces adolescents attardés étaient de vrais tyrans, à la maison, pour leurs petits frères et soeurs et que ceux-.ci vivaient dans le terreur permanente. Leurs propres parents avaient jeté l'éponge depuis longtemps.

    Ceci soulève manifestement une grosse problématique du "Vivre Ensemble". La propagande n'est pas suivie de moyens humains et matériels.

  • La longue liste des réponses que l'on doit apporter au harcèlement scolaire est intéressante pour les parents et vous avez raison de les proposer.
    Dans le cas d'enfants harceleurs issus de l'immigration et mal intégrés, le problème est encore plus difficile à résoudre. Leurs parents ont sans doute déjà beaucoup de mal à assimiler nos valeurs, en particulier auprès des garçons. La situation familiale de ces gens est bien souvent plombée par l'absence du père dont l"autorité manque à l'éducation des enfants. On l'a vu lors des révoltes dans les quartiers où la population est issue des pays africains. C'est un fait reconnu par l’État. La solution au harcèlement passe donc aussi par la responsabilisation des familles des harceleurs, en particulier celles qui refusent nos valeurs, par la responsabilité pénale et le changement d'établissement pour les enfants harceleurs.

  • Le racisme de nos hautes autorités politiques n'arrangent rien., au contraire il induit beaucoup de sentiments contradictoires et de confusion émotionelle.
    étrangers de tous les pays, aux différents statuts, dans une même salle de cours, ça peut générer de jolis conflits entre les chouchous des Européens et les autres.
    https://les7duquebec.net/archives/286217

    Nous avons tous besoin de compréhension, de respect et de justice. Pour cela, la médiation ouverte à tous les participants qui le désirent serait un pas dans le bon sens.

    Mais vous avez raison Henri, c'est aux parents de harceleurs et harceleuses qu'il faut s'adresser et de les convoquer.
    Les mettre eux et leurs tyrans d'enfants en face de leurs victimes avec leurs parents.
    Des séances de médiation en agora ouverte aux parents d'enfants qui fréquentent l'établissement. La présence d'un sociologue et pédo-psychologue pour conduire le débat ne serait pas un luxe.

    en marge de ce sujet, j'ai envie de relever un détail que j'avais lu plusieurs fois dans un encart la TdG (2017?) sur plusieurs semaines en plusieurs mois et qui m'avait profondément choquée à l'époque où le DIP était dirigé par une socialiste:: dans le cadre du parascolaire, un conseil d'une animatrice préparait déjà le terreau de la violence en proposant aux très jeunes enfants de se procurer une poupée en chiffon qui représenterait son "ennemi" ou "ennemie" de la piquer, à loisir, avec une épingle tout en pensant à Lui ou à Elle.

    Selon cette animatrice du parascolaire, c'était un moyen pour l'enfant de s'affranchir de ses rancoeurs et une manière de se venger.

    Le parascolaire mérite d'être surveillé de près. Pas tous les loisirs sont sains. Pas tous les conseils sont anodins.
    Mais le DIP n'avait jamais réagi à cette publicité.
    Je pense que le DIP ne lisait pas la Tribune de Genève.
    Le DIP ne s'intéresse pas à l'éducation après les heures de classes.
    Le parascolaire n'était pas de son ressort. Je le suppose.

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